Total, qui veut changer de nom, a plongé dans le rouge en 2020

Le groupe, qui veut prendre le nom de TotalEnergies pour mieux refléter la transition énergétique, a vu son bénéfice net ajusté - qui exclut des éléments exceptionnels et sert de référence - chuter de 66% à 4,06 milliards.

"L'année 2020 a connu deux crises majeures: celle de la pandémie de la Covid 19 qui a fortement affecté la demande mondiale, et celle du pétrole qui a conduit les prix du Brent à un niveau inférieur à 20 dollars par baril au cours du deuxième trimestre", a rappelé le PDG Patrick Pouyanné, cité dans le communiqué.

Comme tous ses concurrents, le groupe pétrolier et gazier a ainsi souffert de ces circonstances. Il a aussi vu sa production d'hydrocarbures reculer de 5% l'an dernier.

Les résultats nets sont également plombés par les dépréciations d'actifs de 8,1 milliards de dollars - dont 7 milliards portant sur les sables bitumineux au Canada - annoncées en juillet en raison de la faiblesse des cours et de nouveaux objectifs climatiques.

"Le groupe affirme sa volonté de se transformer en une compagnie multi-énergies pour répondre au double défi de la transition énergétique: plus d'énergie, moins d'émissions", a souligné Patrick Pouyanné. C'est pour cette raison que le nouveau nom de TotalEnergies sera proposé à l'assemblée générale des actionnaires en mai, a-t-il expliqué.

 
 
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