Bruxelles: une enquête anti-corruption à l’école de police et de Brusafe

Bruxelles: une enquête anti-corruption à l’école de police et de Brusafe

L’Office central pour la répression de la corruption (Police fédérale) mène depuis plusieurs semaines une série d’investigations, rapporte la RTBF. Nos confrères ont appris que des responsables actuel et passé de l’école ont déjà été interrogés par les enquêteurs. Le parquet de Bruxelles confirme qu’un dossier a été ouvert "afin de déterminer si une infraction pénale a été commise ou non".

Les dépenses de Brusafe, l’école régionale des métiers de la sécurité et de la prévention, est visée. Jusqu’à la fin de l’année dernière, l’entité n’avait aucune existence juridique. Elle s’appuyait sur l’ERIP pour engager et payer son personnel, effectuer ses achats de matériel et passer des marchés publics.

C’est assez curieusement par l’ERIP que transitent depuis 2016 de larges tranches du budget de 25 millions d’euros prévu à terme pour la création du pôle, rapportait Le Soir en 2019.

En simple, le montage est le suivant : plusieurs millions destinés à Brusafe arrivent directement sur le compte de l’Erip sous forme de subsides et, bien que ce soit BPS qui décide de l’affectation de cet argent et qui négocie des contrats avec des fournisseurs, c’est à la direction de l’école que revient la décision de signer les factures présentées par le chargé de mission de BPS délégué au projet Brusafe au sein de l’Erip. En résulte une comptabilité pas forcément claire.

En août 2019, le Conseil d’administration, présidé par le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS), décidé de lancer plusieurs audits internes, rapporte la RTBF. Une trentaine de recommandations ont été formulées.

L’ouverture d’une enquête de police au sein de l’école qui forme justement les policiers interpelle. Au premier chef, Alain Goergen, patron de Brusafe, lui-même commissaire. "Je ne suis pas au courant", explique ce dernier à nos confrères de la RTBF. "Qu’est-ce qui motive cette enquête ? Je n’en ai aucune idée."

Le cabinet du ministre-président de la Région Bruxelloise, n’a fait aucun commentaire. "Nous ne commentons pas tant qu’une enquête est en cours car nous laissons la justice faire son travail"

 
 
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