Marius Gilbert, Jacinthe Mazzocchetti...: plusieurs intervenants prennent leurs distances avec «Ceci n’est pas un complot»
En quelques jours, le film vu plus de 650.000 fois, a fait réagir.

En quelques jours, le film réalisé par Bernard Crutzen « Ceci n’est pas un complot » a dépassé les 650.000 vues. Ce documentaire vise à démonter le traitement médiatique de la pandémie. Un traitement au service du pouvoir et de l’industrie pharmaceutique, selon lui. Des commentaires par centaines sur les réseaux sociaux, des mises au point et réactions par mail, difficile d’y échapper.
Ceci n’est pas un complot se présente ainsi comme « un documentaire sur les médias et sur la manière dont les médias racontent le covid », ainsi que le rappelait Bernard Crutzen dans une vidéo promotionnelle avant la diffusion de son travail.
Pour appuyer sa conviction selon laquelle on assiste « plus à une guerre de l’information que sanitaire », Bernard Crutzen passe au peigne fin le traitement médiatique de la pandémie. Il s’appuie sur une dizaine d’entretiens qui tendent à démontrer, sans aller jusqu’à nier la réalité tragique de la maladie, que tout a été fait pour éluder toute parole discordante.
Y interviennent l’épidémiologiste Marius Gilbert, l’ancien recteur de l’Université de Liège, Bernard Rentier, l’historienne Anne Morelli (ULB), l’anthropologue Jacinthe Mazzocchetti, le porte-parole interfédéral Yves Van Laethem, ou encore l’ancien patron de la Bourse de New York Georges Ugeux.
Prise de distance
L’anthropologue Jacinthe Mazzocchetti (UCLouvain) est l’une des expertes sollicitées par Bernard Crutzen. Mardi, dans un post privé sur le réseau social Facebook, cette spécialiste du complotisme a pris ses distances avec l’usage qui a été fait de l’interview accordée voici quelques mois au réalisateur.
Plus récemment, c’est Marius Gilbert, sur Twitter, qui s’exprime. « Suite à de nombreuses interpellations, il m'apparaît nécessaire de préciser que mes interventions dans le documentaire de Mr Crutzen (« ceci n’est pas un complot ») ne signifient en rien que j'accrédite les thèses qui y sont défendues ». Il continue, prenant de la distance avec le message que le film véhicule : « Mr Crutzen a conservé les éléments qui alimentent sa thèse, c'est son choix et sa liberté. Mais c'est la mienne de prendre mes distances avec l'usage qui est fait de ma parole, tant cet usage est à l'opposé de la démarche constructive que j'essaie d'entretenir jour après jour. »
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S'abonnerQuelques règles de bonne conduite avant de réagir27 Commentaires
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Posté par Claude Declercq , jeudi 11 février 2021, 15:58
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Posté par Lefèvre Philippe, mercredi 10 février 2021, 18:49
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Posté par Chalet Alain, mercredi 10 février 2021, 16:57
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Posté par Eric Salmon, mercredi 10 février 2021, 15:20
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Posté par durand Marc, mercredi 10 février 2021, 13:56
Plus de commentairesBravo au "Soir" ! Vous confirmez, par la censure des opinions non conformistes, tout ce qui se dit dans le film "Ceci n'est pas un complot". Vous n'auriez pas pu mieux faire. Merci.
On fait flèche de tout bois ! Malaise chez les journalistes qui n'ont pas - vraiment - fait leur travail de journaliste.
"On mourra un jour, donc le covid on s'en fout". D'autres arguments encore plus stupides?
...et bien, pour une spécialiste du "Complotisme" et des experts qui ont notre sorts dans leurs mains, ils ne sont pas très perspicace ...Quand bien même Bernard Crutzen sélectionne des parties d'interviews qui l'arrangent, en fait il ne fait qu'utiliser la méthode des médias depuis le début de la crise, et qui consiste à ne diffuser que ce qui alimente le catastrophisme et la peur au sein de la population. Pour ma part, je ne pense pas qu'il y aie un complot, mais juste une terrible dynamique d'instaurer la peur dans laquelle médias, politiques et experts se sont engouffrés comme des moutons. Le mérite incontestable de ce film est bien sûr de faire réfléchir afin de sortir de l'ornière de la peur, voire d'une pensée unique qui serait en train de s'instaurer....Mais actu niveau gouvernance, c'est un peu vrai que ça fait un peu penser à ...Leo Strauss, philosophe politique, développe l'idée que le peuple est divisé en « nombreux communs » (« vulgar-many ») et « peu de sages » (« wise-few »). Les sages ont pour tâche de maintenir l'ordre, et pour atteindre leur but peuvent user de « nobles mensonges » (« noble lies »). Si les « nombreux communs » sont laissés à l'individualisme, au libéralisme et au relativisme, il ne peut en résulter que le chaos. Un mythe inventé par les dirigeants servira à contrôler le peuple. En inventant ou en entretenant une « guerre perpétuelle », le peuple pourra être mené pour son propre bien...;)
La realite est que la plupart des morts du covid avec un age moyen de 83 ans seraient morts de toute facon .Il y a des exceptions comme il y a des infarctus a 30 ans et des cancers chez les enfants mais ce n'est pas representatif. On a fait d'une mauvaise grippe la maladie du siecle et a cause des soit disant experts et medecins ,incompetents et paniques, les politiques paniques egalement ont cree de toute piece la crise economique du siecle.