Exportations: Credendo (ex-Ducroire), un centenaire bon pied, bon œil

L'agence qui allait devenir, en 1939, l'Office national du Ducroire et s'appelle, depuis 2017, Credendo "a été créé en 1921 par l'État belge pour soutenir les exportations. La Belgique était alors le deuxième État au monde à créer une agence de crédit à l'exportation", a rappelé le deputy-CEO de Credendo, Nabil Jijakli, mercredi lors d'une conférence de presse.

Aujourd'hui, Credendo est présent dans 15 pays et se pose en quatrième groupe d'assurance-crédit européen derrière les géants Coface, Euler Hermes et Atradius. Le groupe, dont l'État belge est l'unique actionnaire, a pour mission de couvrir les risques, par exemple de non-paiement ou de rupture de contrat, auxquels font face les entreprises exportatrices. C'est l'assurance-crédit. Mais Credendo peut aussi apporter des garanties financières aux banques qui financent les exportateurs, financer des transactions à l'exportation, assurer des investissements étrangers, etc. L'ex-Ducroire compte parmi ses clients de grandes entreprises belges exportatrices mais aussi de nombreuses PME.

Credendo a poursuivi son internationalisation en 2020, avec l'ouverture d'un bureau en Irlande, alors qu'une deuxième implantation est prévue cette année aux Pays-Bas. Les conséquences du Covid-19 n'ont pas trop affecté Credendo l'an dernier, l'assureur-crédit ayant encaissé pour près de 315 millions d'euros de primes. "On s'attendait à ce que le Covid fasse d'importants dégâts mais tout le monde est plutôt agréablement surpris", a résumé le CEO Dirk Terweduwe. La valeur des transactions assurées par Credendo atteint près de 85 milliards d'euros.

Les projets dans le contexte de la pandémie sont toutefois, sinon annulés, du moins retardés, ce qui se répercute sur les transactions. Et selon une enquête réalisée fin 2020 auprès d'exportateurs belges, l'année 2021 devrait être difficile: six entreprises sur 10 disent que l'impact de la pandémie continuera à se faire sentir en 2021 et quatre sur 10 s'attendent même à ce que leurs exportations n'augmentent pas au cours des trois années à venir. Sans compter que les mesures publiques de soutien -auxquels Credendo est associé en Belgique en intervenant pour le compte de l'État en tant que réassureur des assureurs-crédits privés- sont appelées tôt ou tard à s'arrêter.

Mais Credendo a les reins solides pour traverser d'éventuelles turbulences et continuer à se tenir aux côtés des exportateurs, avec des fonds propres de plus de 2,8 milliards d'euros.

 
 
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