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Un nouveau gaz détecté sur Mars

Un nouveau gaz détecté sur Mars

Du chlorure d’hydrogène a été détecté pour la première fois sur la planète Mars par le satellite ExoMars Trace Gas Orbiter (TGO) des agences spatiales européenne (ESA) et russe (Roscosmos). Cette découverte a été publiée mercredi dans la revue scientifique Science Advances.

La mission TGO collecte des données atmosphériques sur Mars depuis le printemps 2018 à la recherche de méthane mais aussi pour détecter de nouveaux gaz, explique dans un communiqué transmis mercredi soir l’Institut royal d’aéronomie spatiale de Belgique.

Les dernières recherches sur la planète rouge ont permis la découverte de chlorure d’hydrogène, un gaz halogène. C’est la première fois qu’un gaz de ce type y est détecté. « Cela représente un nouveau cycle chimique à comprendre. »

Comment ce gaz, composé d’un atome d’hydrogène et d’un de chlore, s’est-il retrouvé dans l’atmosphère martienne ? Il provient de sels sous forme de chlorure de sodium, vestiges des océans évaporés et emprisonnés dans la surface poussiéreuse de Mars, explique le communiqué. Ces sels sont ensuite soulevés dans l’atmosphère sous les vents. « La lumière du soleil réchauffe l’atmosphère, ce qui provoque l’ascension des poussières, ainsi que de la vapeur d’eau (H2O) libérée par les calottes glaciaires. La poussière salée réagit avec l’eau atmosphérique pour libérer du chlore, qui lui-même réagit avec les molécules contenant de l’hydrogène pour créer du chlorure d’hydrogène », détaille l’Institut d’aéronomie.

Pour libérer le chlore, la vapeur d’eau est nécessaire. Il faut aussi de l’hydrogène pour former ce gaz, est-il indiqué dans le communiqué. La poussière martienne joue également son rôle, davantage de chlorure d’hydrogène (HCI) étant observé lorsque l’activité de la poussière s’intensifie.

Le chlorure d’hydrogène a été repéré pour la première fois en 2018, lors d’une tempête de poussière globale. « Des tests approfondis en laboratoire et de nouvelles simulations atmosphériques globales seront nécessaires pour mieux comprendre » le phénomène à l’origine de la présence de chlore. Des observations continues devront aussi confirmer que « la hausse et la baisse du HCl sont dues à l’été dans l’hémisphère sud ».

 
 
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