Les festivals pourront compter sur leurs subventions, même en cas d’annulation

Les festivals pourront compter sur leurs subventions, même en cas d’annulation

Les organisateurs de festival ont la garantie de pouvoir compter sur leurs subventions, même en cas d’annulation, assure le cabinet de la ministre de la Culture, Bénédicte Linard, dans le titres Sudpresse jeudi.

« Ces subventions seront même majorées jusqu’à 20 % pour compenser les pertes de recettes ou intervenir dans les surcoûts liés aux mesures sanitaires », précise son attachée de presse.

À côté de cela, une enveloppe de 1,5 million d’euros, contre 2,5 millions en 2020 selon le cabinet de la ministre, est prévue pour soutenir les festivals en difficulté. Mais pour l’instant, il n’y a pas plus de précisions quant à son utilisation.

« La moindre des choses, c’est que le gouvernement nous soutienne cette année encore et confirme au moins une aide du même montant », commente pour sa part Damien Dufrasne, président de la Fédération des festivals de musique en Wallonie et à Bruxelles, et directeur du festival de Dour.

Gaëtan Servais, cofondateur des Ardentes, pointe quant à lui l’annonce d’un fonds de garantie à hauteur de 50 millions d’euros pour les festivals en Flandre. « Cette somme doit permettre aux festivals de couvrir toutes les dépenses et les acomptes payés », souligne-t-il. « En termes de concurrence, on est désavantagé si on dit à nos artistes qu’on ne pourra payer les acomptes qu’en mars, lorsque la décision sera tombée, alors qu’au Nord du pays, ils peuvent d’ores et déjà les payer ».

Malgré les risques qu’ils encourent, les organisateurs planchent sur des événements avec une pleine capacité. Ils ne veulent pas d’un « demi-événement ». Soit les festivals peuvent accueillir la totalité de leurs visiteurs, soit ils sont formellement interdits. Le pire des scénarios serait que les autorités les autorisent explicitement, mais en réduisant leur nombre. Dans le cas d’une annulation de leur propre chef, ils seraient alors contraints de rémunérer les artistes ou autres prestataires. « C’est tout ou rien », confirme Gaëtan Servais.

 
 
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