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La chronique «déjà vu»: La trahison vient rarement de ses ennemis

Gouverner, c’est prévoir mais aussi louvoyer et même parfois trahir, par conviction ou par calcul. Un jeu risqué, où l’on peut tout perdre.

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Chef du service Forum Temps de lecture: 5 min

Singulier destin que celui de la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi : trahie par le général Min Aung Hlaing dont elle avait couvert les exactions, accusée à son tour de (haute) trahison par celui-ci, tout cela après avoir « trahi honteusement les valeurs qu’elle a longtemps défendues » – selon les termes d’un communiqué d’Amnesty international, qui, en novembre 2018, lui retirait son titre honorifique d’ambassadrice devant son absence de réaction face à la répression des Rohingyas.

La Prix Nobel de la paix 1991 – titre inaliénable celui-là, décerné du temps de son premier séjour dans les geôles du régime – est devenue une figure tragique de la trahison. Un phénomène plus complexe qu’il n’y paraît.

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2 Commentaires

  • Posté par Frippiat Yves-Marie, vendredi 12 février 2021, 11:39

    Mise au point bienvenue pour encourager à remettre en cause les visions manichéennes. La comparaison, contrastée, avec Staline, champion toutes catégories du cynisme, suggère en tout cas qu'il était sans doute trop facile et peu pertinent de s'empresser, comme on l'a fait, de brûler celle qu'on avait adorée.

  • Posté par Vynckier Albert, vendredi 12 février 2021, 5:33

    la trahison vient rarement de ses ennemis? je dirais même plus, comment voulez-vous trahir s'il n'y avait pas avant de la confiance...

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