Une croissance plus faible que prévu en 2021 (Bureau du plan)

La reprise devrait retrouver de l'élan au printemps, à mesure que les campagnes de vaccination atteignent leur vitesse de croisière et renforcent la confiance des consommateurs et des chefs d'entreprise, pointe le Bureau du plan. La reprise de l'économie belge devrait encore être interrompue au premier trimestre mais se renforcerait par la suite, "portée par les exportations et la consommation des particuliers".

Les exportations belges ont chuté de 6,5% en 2020 et devraient rebondir de 4,7% cette année. Cette évolution des exportations, conjuguée à celle de la demande intérieure, a entraîné une baisse du volume des importations de 5,6% en 2020, qui serait suivie d'une hausse de 4,9% en 2021.

"Malgré l'ampleur du choc économique, le revenu disponible réel des particuliers a encore légèrement augmenté en 2020 (0,7%), grâce aux mesures de soutien des autorités publiques et à la faible inflation. Néanmoins, la consommation des particuliers a baissé de 7,7% l'an dernier, en raison de la réduction des possibilités de consommation et de la forte détérioration de la confiance des consommateurs. Grâce à la réouverture de la plupart des commerces en décembre dernier et en supposant que les mesures actuelles pourront être assouplies durant le printemps, les particuliers devraient retrouver des comportements de consommation plus habituels en 2021."

Après avoir nettement augmenté pour atteindre 20,3% l'an dernier, le taux d'épargne des ménages devrait reculer à 16,3% cette année, tout en restant supérieur à son niveau de 2019.

Les investissements des entreprises resteront timides en 2021, progressant de 1%.

Malgré la reprise économique, d'importantes nouvelles pertes d'emplois sont à craindre (-48.000 personnes entre le quatrième trimestre de 2020 et le quatrième trimestre de 2021). Le taux de chômage atteindrait 9,9% en 2021, contre 9,2% en 2020 et 8,9% en 2019.

La zone euro, elle, devrait renouer avec une croissance de 4,4% en 2021, après s'être contractée de 6,8% en 2020. "Ces prévisions s'accompagnent de nombreuses incertitudes. Dans beaucoup de pays, le nombre de contaminations n'est pas encore sous contrôle et des problèmes d'approvisionnement pourraient ralentir le rythme de la vaccination."

 
 
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