Vincent Kompany avant Cercle – Anderlecht: «Je suis encore en train de découvrir Diaby»

Belga
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Quelques heures à peine après la belle victoire à l’Union, Vincent Kompany était déjà de retour face aux médias, vendredi midi, dans la salle de presse du Lotto Park. Préfaçant la rencontre de dimanche au Cercle, l’entraîneur anderlechtois a indiqué qu’il pourrait compter sur l’ensemble de son groupe, à l’exception de Yari Verschaeren et Hendrik Van Crombrugge. Il a souligné, parmi d’autres, la joyeuse entrée de Diaby.

Un déclic s’est-il produit à Genk ? « On ne va pas s’emballer ! Je reste concentré sur la base. Si on retourne jusqu’au match aller contre Genk à domicile, on remarque que depuis ce jour-là on fait preuve de constance au niveau de l’intensité et qu’on concède très peu d’occasions à l’adversaire. Tout cela en se créant beaucoup d’occasions. Les résultats n’étaient pas toujours présents jusqu’ici, mais la base était là. »

Amuzu enfin décisif. « Ces dernières semaines, il n’a pas eu de chance. Tous ses bons ballons ont rarement été concrétisés par ses partenaires. Je ne m’arrêtais pas aux statistiques. Voilà pourquoi je l’ai maintenu. Nous avons la même approche avec Larsen et Mukairu. L’avenir d’Amuzu se situe-t-il à gauche ou à droite ? Les ailiers, avec une telle vitesse, il ne faut pas les cloîtrer d’un côté. Ils doivent être capables de jouer des deux côtés. C’était la même chose avec Doku. À 24 ou 25 ans, il sera toujours temps pour eux de se fixer. »

Le déplacement au Cercle, dimanche et bientôt en Coupe. « Nous n’allons certainement pas sous-estimer le Cercle, avec l’arrivée récente de Yves Vanderhaeghe (NDLR : ils ont joué ensemble). Comme l’Union ou le Beerschot, le Cercle a un énorme potentiel caché. Même en coulisses, nous devons faire attention à ne pas nous laisser dépasser par ce genre de clubs qui ne cessent de grandir. Nous ne pourrons pas comparer ce match au Cercle à celui qui nous attendra en quart de finale de Coupe au début du mois prochain. A fortiori car en Coupe, nous jouerons à domicile. Un tirage favorable pour ce quart de finale ? Je ne suis jamais défaitiste quand on joue contre les plus forts et jamais zen ou nonchalant si nous sommes soi-disant favoris. Quoi qu’il arrive, restons surtout fidèles à notre spirale actuelle, avec de la vitesse et un jeu vers l’avant. »

L’embarras du choix. « Je suis heureux d’avoir vu mes réservistes signer une aussi belle rentrée à l’Union. Avoir l’embarras du choix, je ne demande que ça ! J’ai de l’affection pour tous mes joueurs mais je choisirai toujours pour le bien de l’équipe. C’est la culture que je veux créer dans le groupe. On dépend les uns des autres. Et c’est ce qui se passe actuellement : ceux qui sont titulaires encouragent les réservistes et inversement. Une chose est certaine : avec moi, un titulaire ne doit jamais se considérer comme tel et, dans l’autre sens, un réserviste ne doit jamais penser qu’il prendra toujours place sur le banc. Tout peut changer à tout moment. »

Savoir encaisser les coups. « Mes joueurs ont reçu pas mal de coups à l’Union et ce sera sans doute encore le cas au Cercle. Mais je ne me plaindrai jamais de ça et mes joueurs ne doivent pas le faire non plus. À l’entraînement, je ne siffle jamais. Mais, jeudi soir, ils sont tombés dans le piège en se plaignant trop souvent à ce sujet (NDLR : Amuzu en a pris pour son grade lorsqu’il s’est plaint et est resté à terre). Il y a trois joueurs qui lèvent les bras et l’autre qui est à terre. C’est inutile et c’est de la perte de temps. Ils doivent arrêter de perdre du temps avec l’arbitre. J’imagine qu’avec le froid, ils avaient d’autant plus mal, mais ce n’est pas une raison. Je peux comprendre que, face à nous, l’entraîneur adverse dise de mettre davantage le pied contre notre jeune équipe. Yves (Vanderhaeghe) le fera sans doute encore dimanche. Chez nous, il n’y a pratiquement que Trebel qui est capable de jouer avec ça, en tombant au bon moment. »

Les premiers buts de Diaby. « Je suis celui qui a le moins connu Diaby ces dernières années, surtout dans une position axiale. Pour sa part, il a débarqué dans un nouveau système et nous n’avons pas eu de matches amicaux pour faire les réglages nécessaires. Je n’ai pas eu l’occasion de le voir à l’œuvre. Même moi, malgré des heures de vidéo, j’appends encore des choses sur Diaby. Sa plus grande qualité, c’est la profondeur et sa présence dans les 16 mètres. »

Le rôle de Trebel. « Il est flexible et moi aussi. 6, 8 ou 10, il peut occuper les trois positions en fonction des circonstances. Au même titre que Anouar, Josh et Sambi. Mais il est clair que c’est un luxe de pouvoir faire entrer un joueur comme Trebel en fin de rencontre. »

 
 
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