Vivendi veut distribuer à ses actionnaires 60% d'UMG et le mettre en Bourse fin 2021

UMG, basée à Santa Monica (Californie) avec un catalogue allant des Beatles à Rihanna, fait partie des "majors" dominant le marché mondial de la musique, avec la japonaise Sony et l'américaine Warner.

"Les grands actionnaires institutionnels de Vivendi réclament depuis plusieurs années la scission ou la distribution d'Universal Music Group (UMG) pour diminuer la décote de conglomérat de Vivendi", a expliqué le groupe dans un communiqué.

Le directoire de Vivendi s'était fixé une valorisation minimum de 30 milliards d'euros pour sa "major". C'est sur cette base que le géant internet chinois Tencent vient de monter à 20% du capital d'UMG, a-t-il remarqué, signalant également "la demande de nouveaux investisseurs à des prix potentiellement supérieurs".

"L'opération envisagée a reçu un premier accueil favorable du consortium mené par Tencent avec qui la cotation sera étudiée", a souligné Vivendi.

Il explique le choix de la Bourse d'Amsterdam par sa position "dans un pays où était implanté un des sièges historiques d'UMG".

Le projet de distribution de 60% d'UMG sous forme de dividende exceptionnel sera soumis à un vote des actionnaires de Vivendi lors d'une assemblée générale exceptionnelle le 29 mars, a précisé le groupe français, contrôlé par l'homme d'affaires Vincent Bolloré.

"La distribution (...) pourrait aboutir avant fin 2021", a ajouté le groupe, qui avait mandaté plusieurs banques pour chercher de nouvelles participations minoritaires avant une introduction en Bourse prévue jusqu'ici en 2022.

Outre des valeurs sûres (Beatles, Rolling Stones, Bee Gees, Andrea Bocelli...), UMG propose dans son catalogue plusieurs artistes aux succès internationaux plus récents, tels que Rihanna, Justin Bieber, Lady Gaga ou Ariana Grande. Il s'est également offert début décembre les droits de l'intégralité du catalogue de chansons de Bob Dylan, l'une des acquisitions les plus importantes de l'histoire de la musique, qui pourrait dépasser les 300 millions de dollars, selon le New York Times.

UMG profite du renouveau de l'industrie musicale grâce notamment aux abonnements aux plates-formes de "streaming": elle a vu son chiffre d'affaires grimper de 18,9% à 7 milliards d'euros en 2019, de bons résultats qui se sont poursuivis en 2020 malgré la crise sanitaire.

 
 
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