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La condamnation pour assassinat de l’ex-député Christian Van Eyken et son épouse aggravée en appel

La cour d’appel de Bruxelles condamne à 27 ans de prison Christian Van Eyken et Sylvia Boigelot pour l’assassinat du compagnon de cette dernière, Marc Dellea. La cour a ordonné leur arrestation immédiate.

Temps de lecture: 3 min

Christian Van Eyken et Sylvia Boigelot sont arrivés main dans la main, mardi matin, au palais de justice de Bruxelles. Ils sont repartis menottés direction la prison. La cour d’appel de Bruxelles a condamné l’ancien député au Parlement flamand et son épouse à 27 ans d’emprisonnement, pour l’assassinat de celui qui était le compagnon de cette dernière, Marc Dellea. A l’issue de la lecture de l’arrêt, l’avocate générale a requis l’arrestation immédiate des condamnés.

La cour considère que les deux prévenus sont auteur et co-auteur de l’assassinat de Marc Dellea, tué d’une balle dans la tête en juillet 2014 à Laeken.

En première instance, les époux avaient écopé d’une peine de 23 ans de détention. La peine est donc aggravée en appel. Pour les juges, l’espoir de leurs prédécesseurs sur ce dossier d’une « capacité d’amendement » du couple d’assassins « est vain ». Christian Van Eyken et Sylvia B. ont commis ce crime avec « calcul, froideur et lâcheté », privant la fille de Sylvia Boigelot et de Marc Dellea de son père « d’une manière violente, sauvage et abjecte ».

La cour d’appel a démonté, un à un, les arguments de la défense, avançant que le crime aurait pu être commis par un mystérieux cambrioleur qui se serait introduit par une fenêtre de la victime. Rien que des « efforts et des stratagèmes » dont les prévenus ont usé pour tenter de masquer le crime et de convaincre de leur impunité.

« Simulacre de vol »

Comme en première instance, les preuves de la présence au moment du crime des deux amants – et de personne d’autre – n’ont pas laissé la place au doute. Cette histoire de vol avec effraction qui aurait mal tourné a été balayée par les juges : « Un simulacre de vol, maladroitement mis en scène » ; un récit truffé « d’invraisemblances ».

Marc Dellea a été découvert tué, une balle dans la tête, le 8 juillet 2014, dans l’appartement qu’il occupait avec sa compagne, Sylvia Boigelot, et leur fille, avenue Mutsaard à Laeken. A cette époque, Christian Van Eyken était député au Parlement flamand et Sylvia Boigelot était son attachée parlementaire et sa maîtresse.

Van Eyken était l’unique parlementaire francophone du Parlement flamand. Un siège gagné pour une petite soixantaine de voix, en 2004, sur la liste Union des Francophones. Le rôle politique qu’il s’était défini était simple : la défense des francophones en périphérie bruxelloise. Mais, en 2016, l’enquête sur le meurtre de Marc Dellea le rattrape. Il n’occupe alors plus que la rubrique judiciaire. Pour finir derrière les barreaux aujourd’hui.

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6 Commentaires

  • Posté par VERDOODT-COLART Jean-Marie, mardi 16 février 2021, 16:43

    Le titre tel qu'il est rédigé ferait penser que c'est le député qui a été assassiné !

  • Posté par Van Ryn Charles-axel , mardi 16 février 2021, 13:40

    Terrible parcours de celui qui demeurera dans l'esprit d'une majorité d'habitants de Linkebeek comme un excellent bourgmestre, soucieux de paix communautaire, et dans la mémoire des francophones de la périphérie comme un ardent défenseur de leurs droits élémentaires, sans cesse rabotés. Mais la passion amoureuse peut pousser à l'irréparable, hélas...

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