Les classiques flandriennes à huis clos, la prudence pour les ardennaises

Le Ronde 2020. @News
Le Ronde 2020. @News

Flanqué de la gouverneure de Flandre-Orientale Carina Van Cauter, le patron de Flanders Classics Tomas van den Spiegel a ainsi confirmé que le Tour des Flandres (dimanche 4 avril prochain) serait une fois de plus organisé à huis clos. De public au départ à Anvers, à l’arrivée à Audenarde, dans les monts pavés ou les lieux stratégiques, il ne sera pas question, « seuls celles et ceux qui habitent le long du parcours pourront venir jeter un coup d’œil à la course mais sans enfreindre l’interdiction de rassemblement, en portant un masque et avec la prudence nécessaire. »

Pas de quoi pour autant surprendre les équipes de Flanders Classics, qui avaient déjà éprouvé ce protocole strict lors des épreuves flandriennes de l’automne dernier (le Ronde avait pour rappel refermé la saison 2020 des classiques, le 18 octobre) et s’attendaient à devoir rééditer la formule au prochain printemps, face à cette pandémie qui fait de la résistance.

Édictées jusqu’au 5 avril en Flandre-Orientale (soit au lendemain du Ronde), ces mesures sanitaires concernent a priori le Circuit Het Nieuwsblad (27 février), la Nokere Koerse (17 mars) et le Tour des Flandres (4 avril) mais il est déjà presque acquis que ces modalités drastiques seront étendues à d’autres provinces et engloberont de facto aussi Gand-Wevelgem (28 mars), À Travers la Flandre (31 mars), le GP de l’Escaut (7 avril) et la Flèche Brabançonne (14 avril). « Pas d’invités, c’est un principe déjà acquis, je vois mal comment le public pourrait en être même si les chiffres de l’épidémie vont dans le bon sens… »

Classiques ardennaises : prudence avant tout

Quid des classiques ardennaises, la Flèche Wallonne (21 avril) et Liège-Bastogne-Liège (25 avril) ? Chez ASO, aucune décision n’a officiellement encore été prise à deux mois de l’échéance mais « le principe de précaution restera le pilier des choix » résume Baptise Ollier, attaché de presse de la société du Tour.

L’étau ne sera ainsi pas desserré lors de Paris-Nice (7-14 mars), « nous devons tout faire pour démontrer que nous sommes capables d’organiser des épreuves en pleine sécurité, en vue des échéances de l’été, Dauphiné et Tour ». Peu probable donc que le Mur de Huy ou les ascensions de La Doyenne soient emplis de supporters…

 
 
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