Violences intrafamiliales: des situations de plus en plus graves au fil des périodes de confinement

Violences intrafamiliales: des situations de plus en plus graves au fil des périodes de confinement
Coralie Cardon

Le nombre de faits de violence intrafamiliale rapportés auprès de la police de Bruxelles durant les phases de confinement a baissé, est-il ressorti jeudi d’une analyse de Bruxelles Prévention et Sécurité. Dans le même temps, les appels auprès des services de soutien ont eux augmenté. Des situations de plus en plus préoccupantes sont signalées à mesure que les périodes de confinement se multiplient, relèvent les acteurs de terrain.

Lors du premier lockdown, en avril 2020, les appels vers les lignes comme le 1712 ou Écoute violences conjugales ont triplé. Le Centre de prévention des violences conjugales et familiales a lui enregistré une forte hausse des demandes d’accueil, jusqu’au record de 456 en juin dernier.

Les plaintes sont en baisse

L’isolement a cependant eu un autre effet, moins attendu. A savoir une baisse importante des plaintes auprès de la police, les règles de confinement rendant les déplacements plus compliqués.

Les mêmes tendances ont été observées lors des mois d’octobre et novembre, dans la foulée des nouvelles mesures. Les appels n’ont néanmoins pas atteint les niveaux du printemps, mais les situations étaient plus graves, selon les acteurs de terrain.

 
 
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