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Manque de culture: le blues des spectateurs

Avec Still Standing, ce samedi, des milliers d’artistes battent le pavé à travers le pays pour réclamer la réouverture de la culture. L’occasion de faire parler ceux à qui tout cela est destiné : les spectateurs. Le manque de culture est moins visible que celui des coiffeurs mais tout aussi insupportable.

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Il est des privations plus visibles que d’autres. Prenez le coiffeur. Des centimètres en trop, des racines toutes blanches, des épis en pagaille : d’emblée, ce manque-là saute aux yeux. D’autres carences sont hélas moins perceptibles. Le manque de théâtre ne se voit pas. Ni celui de danse, de cirque, d’opéra, de cinéma. Ces insuffisances ont pourtant des conséquences bien réelles. Elles ne se mesurent pas aussi facilement qu’une bonne grosse touffe de cheveux qui tombe, tel un cadavre, sur le carrelage du coiffeur, mais elles tressent, de petits riens en douloureuses béances, des séquelles sur la santé mentale de ceux qui en sont privés. Des effets qui s’impriment sur les individus mais qui troublent aussi l’équilibre collectif.

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