A Londres, une Fashion Week 100% virtuelle dans un pays confiné

L'an dernier à la même époque, des milliers de personnes avaient afflué pour voir les créations de Victoria Beckham ou Vivienne Westwood, juste avant que la pandémie ne frappe le Royaume-Uni.

Cette fois-ci, chacun peut suivre l'événement depuis le confort de son foyer. Autre changement, cette Fashion Week qui se tient jusqu'à mardi n'est plus dédiée à la mode féminine mais se veut désormais "gender fluid".

C'est le vétéran de la mode Paul Costelloe qui a ouvert le bal. Pour célébrer ses 35 ans de participation à la Fashion Week de Londres, le styliste anglo-irlandais s'est replongé dans ses débuts, la fin des années 1960 à Paris, avec des couleurs audacieuses, dont l'ocre, l'orange et le bleu.

Si le format virtuel laisse place à la créativité, certains en profitant pour dévoiler les coulisses de leur métier comme le Britannique Edward Crutchley, une poignée de stylistes restent fidèles au défilé.

Parmi les événements les plus attendus: a collection automne/hiver 2021 exclusivement masculine de Burberry, pensée par son directeur créatif italien Riccardo Tisci. Lundi, Burberry récidive, avec un show visible sur Twitch, instagram et sur son propre site internet.

Directrice générale du British Fashion council, qui représente l'industrie, Caroline Rush a dit récemment s'attendre à ce que le format virtuel "reste un élément-clé des prochaines Semaines de la mode".

La mode britannique emploie plus de 890.000 personnes et a contribué en 2019 à hauteur de 35 milliards de livres (39 milliards d'euros) au PIB du Royaume-Uni, un chiffre qui pourrait chuter à 26,2 milliards, anticipe le BFC.

L'organisme redoute la perte de 240.000 emplois directs, et jusqu'à 350.000 en incluant les emplois indirects.

 
 
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