Vie privée: «Non, le parlement n’est pas passif», réagit Eliane Tillieux

Vie privée: «Non, le parlement n’est pas passif», réagit Eliane Tillieux
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C’est en lisant Le Soir qu’Eliane Tillieux (PS), présidente de la Chambre, a découvert l’invitation lancée par Mathieu Michel (MR). Avant de revoir la loi sur la vie privée d’ici juin, le secrétaire d’Etat au Digital souhaitait, en urgence, rétablir la confiance du citoyen dans le traitement des données à caractère personnel, solidement malmenées dans le cadre de la crise sanitaire. Message reçu. Le rendez-vous a été fixé semaine. D’ici là, Eliane Tillieux a voulu remettre les pendules à l’heure.

« Non, le parlement ne s’est pas croisé les bras », confie-t-elle au Soir. La présidente balaye du coup les critiques selon lesquelles l’institution serait restée de marbre face aux soucis d’incompatibilité légale dans le chef de certains membres externes de l’Autorité de protection des données (lesquels, rappelle-t-elle, ont été nommés sous l’ancienne présidence…).

Saluant le « courage des deux directrices » de l’APD ayant publiquement dénoncé ces problèmes d’indépendance du chien de garde de la vie privée, elle assure que « l’APD a fait l’objet de nombreux travaux parlementaires, notamment en conférence des présidents ». Et que « chaque courrier, chaque document reçu fait l’objet d’un suivi ».

L’audit de l’APD confié à la Cour des Comptes, sera aussi « une étape importante » pour objectiver la situation. Reste à savoir s’il aura le même écho sur les bancs francophones et néerlandophones de l’hémicycle. A l’évidence, il y a aujourd’hui deux visions de la vie privée en Belgique.

 
 
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