Kostas Laifis avant le déplacement à Zulte: «Remporter la première de nos 7 finales»

Laifis est conscient de l’importance du duel de ce dimanche.
Laifis est conscient de l’importance du duel de ce dimanche. - Photo News

Pour décrire le match qui attend le Standard du côté de Zulte, Kostas Laifis ne cherche pas beaucoup ses mots. « Hard » pour difficile, tant en raison de la pelouse que pour le niveau de l’opposition. « Pourtant, nous devrons vaincre dans cette première de nos 7 prochaines finales. Je suis certain que nous parviendrons à atteindre le Top 4, surtout si nous continuons à produire le jeu actuel. Il faut éviter de répéter les erreurs du passé, tout en apprenant à faire preuve de davantage de créativité. »

Les paroles sont celles d’un sage, d’un mec expérimenté. Depuis son arrivée en bord de Meuse, Kostas fait preuve d’un calme olympien en toutes circonstances. De quoi lui permettre de guider les plus jeunes dans leur apprentissage… « Je suis là pour eux, car nous sommes une équipe. Ce n’est pas l’âge qui t’empêchera de faire des erreurs, mais plutôt ta manière d’aborder les choses. Nous prenons beaucoup de buts sur des contre-attaques, il est temps de stopper cette dynamique. C’est frustrant car nous évoluons de belle manière en défense, mais les adversaires finissent toujours par concrétiser à un moment ou un autre. Nous ne prenons pas des goals dits faciles, c’est aussi cela qui rend le constat amer ».

Le discours se déclame sur le même ton, sans jamais verser dans l’excitation, la colère ou le désarroi. Pas même lorsqu’il s’agit d’évoquer sa situation personnelle. L’an passé, sur les 29 matches de compétition régulière disputés, le Chypriote en avait loupé un seul. Tout le reste s’était effectué dans la peau d’un titulaire, sans jamais quitter la pelouse. Le gars sur qui un coach peut compter, peu importe les intempéries ou les bourrasques adverses. Cette saison, la donne se veut toutefois différente, notamment parce que Noë Dussenne et Merveille Bokadi ont éclos, pour ne pas dire explosé dans le chef du Congolais.

Les places sont chères pour défendre le rectangle rouge et blanc. « Je me donne à fond, comme toujours, et c’est le coach qui décide ce qu’il veut faire au niveau tactique. J’ai eu le Covid, il m’a fallu du temps pour m’en remettre, surtout au niveau physique. Maintenant, cela ne peut constituer une excuse, je suis un pro, je dois donc accepter d’être parfois sur le banc. Mbaye Leye fait appel à moi quand il sent qu’il en a besoin, c’est ma façon de fonctionner, tout simplement ».

Simple et direct, comme le jeu prôné par le mentor sénégalais. Un style qui convient à Kostas. « J’apprécie la façon dont nous faisons circuler la balle, tout comme j’estime qu’il y a eu une sorte de déclic dans le groupe. Nous donnons tout ce que nous avons dans les jambes, c’est l’approche qui me correspond ».

La ligne directrice aussi nécessaire qu’essentielle, si le Standard veut relancer la machine après un maigre bilan de trois unités sur les 12 en jeu. Rien de bien dramatique au vu des résultats des concurrents directs mais, pour éviter de faire appel à la notion de miracle, il est temps de vaincre, même si ce sera « hard »…

 
 
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