Coronavirus: des assouplissements majeurs «gérables» à partir du mois de mai

Coronavirus: des assouplissements majeurs «gérables» à partir du mois de mai

Les chiffres actuels de l’épidémie de coronavirus ne permettent pas encore un assouplissement immédiat et important des mesures de lutte contre le coronavirus. Telle semble être la conclusion des experts, qui ont fait le point sur la situation lundi après-midi lors d'une conférence de presse, en compagnie du Premier ministre Alexander De Croo. En ce qui concerne la pression sur les hôpitaux, un retour à la vie d'avant ne sera "gérable" qu'à partir du 1er mai, selon les modèles scientifiques.

Le gouvernement fédéral et les entités fédérées se réuniront à nouveau vendredi au Comité de concertation. Il y a quelques semaines, les experts ont reçu pour mission de tracer progressivement une ligne de temps pour le déconfinement progressif. Les attentes en ce qui concerne le Comité de concertation de vendredi sont élevées : les secteurs fermés et les citoyens fatigués par le coronavirus réclament déjà plus de flexibilité dans les journaux du lundi, à l'instar des coiffeurs.

Le Premier ministre De Croo a souligné lundi que ce sont les hommes politiques qui décideront. Mais pour la première fois, à l'approche d'un comité de concertation, le Premier ministre a réuni les porte-parole de Sciensano Steven Van Gucht et Yves Van Laethem pour faire le point sur la progression du virus.

La conclusion des scientifiques semble claire : la situation est stable mais fragile. "Depuis la fin de l'année dernière, les infections sont restées stables, et ce avec des mesures relativement légères par rapport à de nombreux pays voisins", a souligné M. Van Gucht. "Nous avons trouvé un relativement bon équilibre entre les mesures et la pression du virus. Mais le contexte n'a en fait pas changé depuis novembre".

Les deux experts assurent par ailleurs que nous sommes encore « très loin » de l’immunité collective. « Dans le contexte actuel, si on relâche les mesures et que l’épidémie reprend, elle reprendra plus fort et il faudra des mesures plus strictes qu’actuellement pour la contenir », a mis en garde Yves Van Laethem.

Quatre scénarios de déconfinement ont ensuite été présentés : l’absence d’assouplissements, l’assouplissement au premier mars, au premier avril et au premier mai, rapportées à la hausse probable des hospitalisations.

Les experts estiment qu’en attendant trois à quatre semaines avant d’assouplir, on aura une vision plus juste du comportement des variants.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous