Plusieurs policiers se dressent contre les violences lors de la manifestation contre la «justice de classe»

Plusieurs policiers se dressent contre les violences lors de la manifestation contre la «justice de classe»

Une dizaine de policiers bruxellois ont fait état de violences de la part de leurs pairs à l’encontre de mineurs après une manifestation fin janvier à Bruxelles, peut-on lire dans les colonnes du quotidien De Morgen lundi. « Ce genre de comportement est inacceptable et nous voulons le dénoncer », a indiqué le responsable police de la CGSP, Eddy Quaino. Le syndicat abordera la question jeudi lors d’un comité de consultation. De son côté, le SLFP Police a appelé à respecter l’enquête en cours auprès du Comité P.

Le 24 janvier dernier, une manifestation contre la « justice de classe » a eu lieu au Mont des Arts à Bruxelles. Les autorités ont permis qu’elle se déroule, malgré le fait qu’elle n’était pas autorisée. Par la suite, 245 personnes au total – dont 86 mineurs – ont été interpellées à la suite d’incidents. Elles ont été transférées dans des cellules de la caserne de police d’Etterbeek.

Plusieurs personnes interpellées ont dénoncé sur les réseaux sociaux les violences excessives dont elles ont été victimes. Des parents de mineurs ont également déposé plainte auprès du Comité P. Le parquet de Bruxelles a lancé une enquête par la suite.

Certains membres des forces de l’ordre ont également souligné que les agissements de leurs collègues étaient inacceptables. Le syndicat CGSP a envoyé un courrier à ce sujet au bourgmestre de la Ville Bruxelles, Philippe Close, pour aborder la question au sein du comité de consultation de jeudi.

« Nous dénonçons ces actes – que nous jugeons inadmissibles – afin qu’ils ne se reproduisent plus à l’avenir », a fait savoir M. Quaino.

Le Morgen rapporte que les mineurs ont été brutalement frappés par des policiers. Ils auraient également été incarcérés sans respect des mesures sanitaires.

« Lors de notre rencontre avec (le bourgmestre) Philippe Close, un certain nombre de choses devront être mises sur la table. Nous sommes notamment en faveur des ’bodycam’, afin d’éviter que ces actes ne se reproduisent », a conclu M. Quaino.

Le syndicat de police SLFP a, pour sa part, indiqué qu’il n’avait pas connaissance d’irrégularités et a ajouté qu’une enquête était en cours auprès du Comité P. L’organisation a également estimé que « des pressions politiques sont exercées par l’extrême gauche ».

« Nous n’avons constaté aucune irrégularité, ni au niveau de la police de Bruxelles, ni au niveau de la police fédérale », a souligné le vice-président du SLFP, Vincent Houssin. « Cette sortie syndicale n’a aucun sens. Une enquête sur le sujet a lieu depuis deux semaines », a estimé le président du SLFP Police, Vincent Gilles.

 
 
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