HSBC voit son bénéfice chuter en 2020, s'engage à accélérer son recentrage sur l'Asie

Le bénéfice net annuel est ressorti en 2020 à 3,9 milliards de dollars, contre 5,9 milliards un an plus tôt, un recul expliqué par des pertes sur crédit et des charges de dépréciation plus élevées que prévu.

"La pandémie a affecté de façon inévitable notre performance financière en 2020", a expliqué le président du groupe Mark E Tucker.

"L'arrêt de l'essentiel de l'économie mondiale au premier semestre a entraîné une forte hausse des pertes sur crédit, et les baisses de taux d'intérêt ont réduit le chiffre d'affaires des secteurs sensibles à l'évolution des taux."

Ces résultats interviennent alors que le géant bancaire qui a toujours eu un pied en Europe et l'autre en Asie a choisi de renforcer son ancrage asiatique.

Sous la houlette de son directeur général Noel Quinn, la banque a décidé de supprimer 35.000 emplois et de réduire la voilure aux Etats-Unis et en Europe.

"Nous avons l'intention de nous concentrer davantage sur les zones où nous sommes les plus forts, d'augmenter et d'accélérer nos investissements, et de continuer à progresser dans la transformation de nos secteurs sous-performants", a-t-il réaffirmé mardi dans le communiqué.

La banque a spécifiquement mentionné ses marchés en Asie du Sud-Est, de même que Singapour, la Chine, Hong Kong et le Moyen-Orient.

HSBC réalise 90% de ses bénéfices en Asie, où la Chine comme Hong Kong sont des marchés cruciaux.

En plus du ralentissement économique induit par la pandémie, la banque a dû faire face ces deux dernières années au défi géopolitique posé par les tensions entre Pékin et les capitales occidentales, du fait de son poids dans les relations financières entre l'Asie et l'Occident.

Et le géant bancaire britannique a choisi son camp il y a quelques mois, quand son responsable pour l'Asie-Pacifique Peter Wong a signé une pétition soutenant la loi controversée sur la sécurité nationale imposée par Pékin à Hong Kong en réponse à l'immense mouvement populaire de contestation de 2019.cCette démarche, peu courante pour des grandes multinationales habituées à ne pas s'aventurer sur le terrain politique, s'est attirée les foudres de parlementaires aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.

 
 
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