Royaume-Uni: le taux de chômage monte encore, les jeunes les plus touchés

C'est 1,3 point de pourcentage de plus qu'un an auparavant quand l'impact économique de la pandémie ne s'était pas encore fait ressentir.

Depuis février 2020, dernier mois avant le premier confinement pour lutter contre l'épidémie, le nombre d'employés enregistrés a plongé de 726.000, "mais l'essentiel de cette chute a eu lieu au début de la pandémie de coronavirus", précise l'ONS.

L'institut de statistiques souligne que les 18 à 24 ans sont ceux qui ont le plus pâti de pertes d'emplois depuis le début de la pandémie. Des coupes sombres ont notamment eu lieu dans les secteurs qui emploient beaucoup de jeunes et particulièrement touchés par les restrictions, comme la restauration, les loisirs, l'hôtellerie et la distribution.

Le nombre d'offres d'emplois observé entre novembre et janvier a chuté de 26% à 559.000 comparé à un an plus tôt: si cela dénote une amélioration comparé à cet été quand ces offres avaient plongé de 60%, le taux d'amélioration a ralenti ces derniers mois, notamment à cause des nouvelles restrictions fin décembre et du reconfinement strict en Angleterre en janvier.

Enfin, le nombre de personnes recevant des aides pour les chômeurs ou bas revenus à augmenté à 2,6 millions de personnes en janvier, signifiant que la précarité et la pauvreté progressent dans le pays.

Les analystes jugeaient ces chiffres encourageants. "La hausse du taux de chômage (...) est un nouveau pas vers le pic à 6,5% que nous prévoyons à la fin de l'année (2021, NDLR) mais avec la fin des restrictions liées au covid-19 à présent en vue, ce taux pourrait être revenu à 4% en 2023", soit près des plus bas historiques où il se trouvait avant la pandémie, estime la maison de recherche Capital Economics.

Le gouvernement britannique a notamment dévoilé lundi son plan pour rouvrir différentes pans de l'économie, notamment grâce à la progression rapide de la campagne de vaccination.

"La hausse du nombre d'employés recevant un salaire en janvier montre que le marché du travail a cessé de se détériorer, grâce à la récente augmentation du système de soutien à l'emploi du gouvernement face au coronavirus, qui a été étendu jusqu'à la fin avril", renchérit Samuel Tombs, économiste de Pantheon Macro.

 
 
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