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Chronique: comme on parlait, avant

Le XXIe siècle, ère des communications ? Mon œil ! On ne s’est jamais aussi mal compris. C’était mieux avant ? L’articulation, les liaisons, les mots, le ton : qu’a-t-on perdu sur le chemin de la prosodie ?

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Journaliste au service Culture Temps de lecture: 5 min

C’est Jean-Pierre Léaud, 14 ans, qui fait un bout d’essai pour Les 400 coups avec Patrick Auffay (le petit blond qui jouera le pote d’Antoine Doinel dans le film de Truffaut). On est en septembre 1958, des centaines de gamins ont défilé pour les auditions. Mais ces deux-là, lancés dans une conversation de 3 ou 4 minutes sur l’école, les profs, le cinéma, il faut les voir.

Les entendre, plutôt. D’ailleurs, tiens, coupez l’image, poussez le volume et faites écouter ce court échange à un ou une ado d’aujourd’hui. On vous dira : « C’est qui ces deux petits vieux ? »

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10 Commentaires

  • Posté par Stienon Jean-Mario, lundi 1 mars 2021, 12:59

    ... comme l'histoire de l'œuf et de la poule ..!

  • Posté par DUHARD Jerome, vendredi 26 février 2021, 9:44

    Où peut-être parlait-on mieux parce qu'il avait moins d'influence négative de la publicité omniprésente actuellement, qui vous invente des "raccourcis" et des simplifications à la "mords-moi le nœud" pour faire passer son message? Même les médias n'ont plus de vocabulaire: on ne "suppose" plus, on "imagine" (voir la différence dans un dictionnaire), on ne "soupçonne" plus, on " suspecte", etc... Les exemples d'appauvrissement de la langue ( et de l'emploi du franglais au lieu de mots existants en français) sont légion. Bref, le "fast-food" ( restauration rapide?) lexical a encore de beaux jours devant lui... Et Le Soir n'est pas vraiment à citer en exemple dans le domaine du respect de notre langue... Quant aux trémolos dans les discours, c'est une partie de la rhétorique, cela n'a rien à voir avec le bon usage. Écoutez le discours de Malraux lors de l'enterrement de Jean Moulin. La façon parler est...curieuse mais reflétait le personnage et le moment. Relisez le texte sans le son... C'est du grand art

  • Posté par MULLER Jean-François, mercredi 24 février 2021, 14:40

    Ce qui me hérisse, c'est la métamorphose de la chanson. Jusqu'aux années 1970, une chanson était un texte bien structuré et compréhensible. A présent, des borborygmes franglais noyés dans une musique qui les rend inintelligibles si toutefois ils sont intelligents. Mais la musique, dit-on, adoucit les mœurs.

  • Posté par Platteau Olivier, mercredi 24 février 2021, 11:16

    Difficile de comprendre quelqu'un qui parle très vite et qui n'articule pas (et si en plus, il murmure ...).

  • Posté par Habran Anne, jeudi 25 février 2021, 11:24

    Je pense exactement comme vous. Lors d’un film français, il m’arrive d’avoir difficile de comprendre ce qui se dit.

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