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Birmanie: «Nous reprendrons ce qui est à nous», affirment des manifestants déterminés

Le mouvement de contestation ne faiblit pas en Birmanie, engagé dans un face-à-face tendu avec l’armée. Témoignages de trois jeunes professionnels aux avant-postes de la contestation.

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Cela fait trois semaines que les Birmans descendent chaque jour dans la rue pour protester contre le coup d’Etat orchestré par l’armée le 1er février. Depuis une semaine, les militaires ont déployé des chars et des soldats dans les rues des principales villes et multiplient les arrestations lors de raids nocturnes, avec près de 500 militants déjà en détention.

« La nuit, le chaos règne », note Maria (*), une jeune résidente de Rangoun. « Des inconnus recrutés par l’armée allument des incendies dans les rues et l’internet est coupé de 1h à 9h du matin. » La police a également tiré à plusieurs reprises sur la foule, à l’aide de balles en caoutchouc, de gaz lacrymogènes et – à au moins deux reprises – de balles réelles, faisant au moins trois morts. Une montée en puissance des tensions qui fait craindre un bain de sang.

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