USA: la Fed laissera les taux bas jusqu'à ce que l'inflation soit en voie de dépasser 2%

Il reste un "long chemin" avant d'atteindre les objectifs de la Fed en matière d'emploi et d'inflation, c'est-à-dire avant de s'approcher du plein emploi et d'être "en voie de dépasser durablement" les 2% d'inflation annuelle, a-t-il déclaré lors d'une audition au Sénat.

"Cela prendra sûrement du temps pour que des progrès significatifs soient réalisés", a une nouvelle fois prévenu Jerome Powell, ajoutant que les vaccinations devraient "accélérer" la reprise économique offrant un "espoir de retour à des conditions plus normales cette année".

Face à la pandémie, la Fed avait abaissé les taux dans une fourchette de 0 à 0,25% en mars, et elle n'a donc pas l'intention de les rehausser dans l'immédiat.

Elle veut également continuer à accroître ses rachats d'actifs "au moins à leur rythme actuel", jusqu'à ce que "des progrès substantiels aient été réalisés vers nos objectifs", a souligné Jerome Powell.

"La pandémie a aussi laissé une empreinte forte sur l'inflation", a également commenté le président de la Réserve fédérale américaine.

Les craintes liées à une trop forte hausse des prix dans les mois à venir se multiplient depuis quelques semaines sur les marchés, mais sont balayées par l'administration Biden, par la Fed, ainsi que par le Fonds monétaire international (FMI).

"Après de fortes baisses au printemps (2020), les prix à la consommation ont partiellement rebondi sur le reste de l'année", mais "restent très faibles" dans certains secteurs particulièrement touchés par la pandémie, a ainsi détaillé Jerome Powell. Et "sur 12 mois, l'inflation reste inférieure à notre objectif de 2%", a-t-il relevé.

La cheffe économiste du FMI, Gita Gopinath, a récemment indiqué que les prévisions du Fonds tablent sur une inflation de 2,25% en 2022 aux Etats-Unis.

Le plan d'aide de 1.900 milliards de dollars présenté par Joe Biden, et que le Congrès devrait adopter dans les prochaines semaines, suscite certaines craintes quant à une surchauffe de l'économie, qui ferait grimper les prix car l'offre ne serait alors pas suffisante face à la forte demande.

 
 
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