Accueil Monde États-Unis

Etats-Unis: les Républicains restent arrimés à Donald Trump

Conscients de la popularité intacte de l’ancien président, les dirigeants conservateurs hésitent encore à l’abandonner, exposant au grand jour leurs divisions profondes et le spectre d’une scission historique.

Article réservé aux abonnés
Correspondant aux Etats-Unis Temps de lecture: 5 min

Mike Pence avait disparu des écrans-radar. Écœuré d’avoir été abandonné par Donald Trump en pleine insurrection le 6 janvier au Capitole, où il avait manqué d’être lynché par des miliciens d’extrême droite. Blessé dans sa chair que ce même Donald Trump n’ait pas daigné prendre de ses nouvelles pendant cinq jours. Vexé, au point de fausser compagnie au président sortant le 20 janvier, jour de la passation de pouvoir, prétextant des obligations relatives à la cérémonie d’investiture de Joe Biden. Depuis, l’ex-vice-président rasait les murs. Il avait notamment été aperçu dans les îles Vierges américaines avec sa femme. Une carrière politique très certainement contrariée, une candidature à l’élection présidentielle 2024 forcément compromise, et une rupture franche avec le trumpisme, cette frange radicale du parti républicain vent debout derrière son champion, condamné à ressasser une élection prétendument « volée ».

Cet article est réservé aux abonnés

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

J'en profite

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

6 Commentaires

  • Posté par Van Ryn Charles-axel , jeudi 25 février 2021, 16:35

    D'Abraham Lincoln à QAnon, ou la lente dérive du parti républicain, l'un des piliers de la démocratie américaine... QAnon, cette secte suprémaciste blanche que Trump n'a absolument jamais dénoncée et à laquelle appartiennent plusieurs élus trumpistes, telle Marjorie Taylor Greene , considérée par Trump comme une future star du GOP. Il n'y a plus lieu d'émettre le moindre doute: le parti républicain est devenu de facto le "Parti Trump". Et la résistance courageuse de certains "opposants" paraît trop tardive et surtout inefficace. Le tournant vers une forme d'intégrisme pris par le GOP est bien réel. Quand le programme s'inspire de la Bible, quand l'adversaire démocrate devient l'ennemi, quand le débat politique relève plus de la "guerre civile" que de l'exercice de la démocratie, quand Trump est considéré par certains (dont lui même !) comme un "envoyé de Dieu pour accomplir une mission rédemptrice ", etc, etc... Cette régression a pris naissance dans les années 90 quand le parti était sous la tutelle de Newt Gingrich, trumpiste de la première heure et gourou nihiliste absolu considérant que la vie publique n'est pas une affaire de compromis mais un exercice à somme nulle: on gagne tout ou on perd tout. Et Trump en quatre ou cinq ans va donner à cette dérive un coup d'accélérateur dans une stratégie où la forme compte plus que le fond, où le mensonge systématique est porté à des sommets, où l'on crée une sorte de réalité alternative destinée à séduire la base. Trump pratique tout cela avec dextérité, récusant le savoir des experts, se moquant de la science, insultant les "élites", et jouant en permanence du bras d'honneur... Avec pour résultat qu'aujourd'hui ce parti apparaît plus que jamais soumis à un seul homme avec une popularité qui effraye des élus, contraints in fine de lui déclarer allégeance inconditionnelle sous peine de sanction. Voici le trumpisme dans toute sa " splendeur ", celle d'un régime autoritaire et du pouvoir personnel. Avec à la clef l'objectif de gagner les élections de mi mandat en 2022 et ensuite en 2024, sur le thème de la vengeance et de la revanche de l'élection prétendument volée, thèse abracadabrantesque mais lui garantissant une mobilisation massive. Il est à présent trop tard pour tenter de se prémunir de cette sombre perspective car la dernière issue de secours se situait lors de l' impeachment . Trump aurait pu alors être définitivement disqualifié électoralement, et ce par une majorité simple du Sénat. Les Républicains vont devoir assumer les conséquences de leurs faiblesses. Et l'Amérique les conséquences d'un second mandat du pire président que les USA ont connu...

  • Posté par Dupont Stéphane, jeudi 25 février 2021, 10:26

    Désespérant

  • Posté par Patrick Yamedjeu, mercredi 24 février 2021, 19:57

    Il n'y a pas un mois, vous-même journalistes criaient à qui voulait l'entendre que Trump était fini . La preuve que non. De plus, puisque Biden n'a quasi rien renié de ce que Trump a fait (mis a part le fameux accord de Paris et quelques petites décisions pour jeter de la poudre aux yeux). Tout est mis en place pour que les partisans de Trump concluent qu'il avait tout bon même si la manière n'y était pas.

  • Posté par Patrick Yamedjeu, jeudi 25 février 2021, 22:40

    @ Mr Philippe Schuster. Rendez-vous dans 4 ans. A propos du fameux "tous pourris", pas besoin de le crier sur les toits. Les faits parlent d'eux-mêmes.

  • Posté par Philippe Schuster, jeudi 25 février 2021, 12:53

    Jeter de la poudre aux yeux? Vous êtes un de ces marionnettes qui croient encore en ce guignol malhonnête de Trump qui n'a fait que jeter des pavés dans la gueule de ces contradicteurs via Twitter. En Europe ce malfrat serait en prison depuis longtemps avec ces faillites frauduleuses et ses fraudes fiscales. Pour rappel aussi ce polichinelle a perdu deux élections présidentielles et n'est devenu président que grâce aux curiosités d'un système électoral d'un autre temps. Présidence qui lui aura permis de s'enrichir sur le dos du contribuable américain en louant ses propriétés pour s'y rendre lui-même (at pas un peu)! Et je parie que vous êtes de ceux qui vocifèrent "tous pourri" en parlant de nos politiciens.

Plus de commentaires

Aussi en USA

Voir plus d'articles
La Une Le fil info Commentaires Partager

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs