Caster Semenya saisit la Cour européenne des droits de l’Homme

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L’athlète sud-africaine Caster Semenya, empêchée de participer à certaines courses de demi-fond parce qu’elle refuse un traitement pour faire baisser son taux naturel de testostérone, a saisi la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) à Strasbourg, ont déclaré jeudi ses avocats.

« Le combat permanent de Semenya pour la dignité, l’égalité et les droits fondamentaux des femmes dans le sport a franchi une étape cruciale avec le dépôt d’une requête » auprès de la CEDH, ont déclaré ses avocats dans un communiqué.

La sportive de 30 ans présente un excès naturel d’hormones sexuelles mâles. Elle mène depuis plus de dix ans un bras de fer avec la Fédération internationale d’athlétisme, World Athletics (ex-IAAF).

Expertise à l’appui, la fédération a défini en avril 2018 un seuil maximal de testostérone (5 nmol/L de sang) pour concourir avec les femmes sur des distances allant du 400 mètres au mile (1609 m), et englobant donc le 800 mètres où la Sud-Africaine excelle.

La double championne olympique a déjà perdu plusieurs recours tant devant les instances sportives que juridiques.

La Cour suprême suisse a confirmé septembre dernier, au nom de « l’équité sportive », la décision du Tribunal arbitral du sport (TAS), validant donc la réglementation de World Athletics qui définit un seuil maximal de testostérone.

Ses avocats estiment que la justice helvétique a « manqué à ses obligations de la protéger contre la violation de ses droits en vertu de la Convention européenne des droits de l’homme ».

« Tout ce que nous voulons, c’est être autorisées une fois pour toutes à courir librement, comme les femmes fortes et courageuses que nous sommes et avons toujours été », explique Caster Semenya dans le communiqué.

Aucune date n’a encore été fixée par la Cour.

 
 
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