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Politique, culture, étudiants... : les réactions déçues à la suite du Comité de concertation

Lors du Comité de concertation, les derniers chiffres ont été jugés trop mauvais pour pouvoir envisager de nouvelles mesures de déconfinement. Le report de décisions a fait beaucoup de déçus, voire fâchés.

Temps de lecture: 4 min

Les différents gouvernements du pays ont décidé vendredi de ne pas assouplir les mesures en vigueur vu la situation épidémiologique des derniers jours. A une exception près toutefois: le couvre-feu en Wallonie qui s’appliquera de 24h à 5h. Les réactions n’ont pas tardé à fuser à la suite de cette annonce.

« Double peine », selon GLB 

«Les Belges risquent de subir la double peine», a réagi Georges-Louis Bouchez. Pour le président du MR, « cela confirme que l’on a totalement perdu l’adhésion de la population qui ne suit plus les règles. Il faut donc essayer de trouver des règles plus applicables et faciles à respecter. Le risque, aujourd’hui, c’est que l’on ait une double peine : une longue période avec des restrictions parce que l’on n’a pas fait évoluer les mesures comme il le fallait. Et ensuite qu’une hausse continue des chiffres amène à plus fermer le pays qu’on ne l’ouvre ».

« Il y a quand même des points positifs », répond à Sudinfo Georges-Louis Bouchez : « Les autres métiers de contact vont bien rouvrir le lundi 1er mars, la décision n’a pas été remise en question et la santé mentale va enfin être intégrée dans les chiffres de Sciensano. Ca, c’est plutôt bien. »

Comme le souligne le Libéral francophone, les métiers de contacts qui étaient encore fermés (salons d’esthétique, barbiers, pédicures non médicales, salons de manucure, les salons de massage, salons de tatouage/piercing et les autres métiers de contacts) peuvent reprendre leurs activités à partir du 1er mars, tel que prévu lors du précédent Comité de concertation.

L’UCM «déçue, consternée et indignée»

Cependant, ce Comité de concertation aura fait de nombreux déçus, voire fâchés. L’Union des classes moyennes se dit vendredi «déçue, consternée et indignée» par le report des décisions quant aux mesures.

«Nous n’avons plus qu’un message pour les indépendants: ’nous ne comprenons plus nos autorités. Nous sommes conscients qu’on vous maintient la tête sous l’eau au-delà du raisonnable. Nous ne pouvons plus cautionner la manière dont la lutte contre l’épidémie est menée», commente l’UCM.

La Fédération des Entreprises de Belgique (FEB) dit comprendre la décision de ne pas assouplir les mesures au vu des derniers chiffres en augmentation

La culture veut un « calendrier »

Le secteur de la culture réclame «un calendrier clair et non conditionné à l’évolution des chiffres de la pandémie» ainsi «que des aides financières supplémentaires», a réagi vendredi Samuel Tilman, porte-parole de l’Union de professionnels des arts et de la création - pôle travailleur (UPAC-T), alors qu’aucun assouplissement n’a été annoncé pour la culture par le comité de concertation.

« Douche froide » pour les étudiants

Le report des décisions «fait l’effet d’une douche froide» pour les étudiants et la jeunesse en général, regrette la présidente de la Fédération des Etudiants Francophones (FEF) Chems Mabrouk. L’organisation continue à espérer des annonces positives dès la semaine prochaine. «Cela devient urgent et nécessaire», souligne sa présidente.

L’attente des vacances de printemps pour le secteur du voyage

Le secteur du voyage exprime sa détresse et souhaite des éclaircissements quant à l’approche des vacances de printemps.

«Nous voulons des perspectives claires pour les vacances de Pâques. Nous en avons marre», a martelé vendredi Anne-Sophie Snyers, secrétaire générale de l’Union professionnelle des agences de voyages (Upav).

«Je suis abasourdie par ces non décisions. Nous sommes sur un plateau depuis la mi-novembre au niveau des chiffres. Il n’y a pas eu davantage de contaminations à l’issue des vacances de Noël. Les gens en ont marre. Beaucoup de secteurs sont au bout du rouleau. Le virus est là et nous devons vivre avec. Nous devons nous adapter pour continuer à vivre et ne pas être uniquement dans la répression. En plus de cela, nous attendons des aides qui ne viennent pas», a expliqué Mme Snyers.

Alexander De Croo «comprend »

Les différents ministres se sont dit conscients de la difficulté de la situation et des effets qu’elle avait sur la population, notamment chez les jeunes mais aussi dans les secteurs encore fermés (culture, horeca, etc.). «Je comprends que c’est une douche froide mais je reste convaincu que le moment où on pourra relâcher l’effort n’est plus si éloigné (...) Le printemps de liberté viendra», a assuré M. De Croo.

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18 Commentaires

  • Posté par Bauduin Dominique, vendredi 26 février 2021, 22:04

    Les chiffres de mortalité baissent tous les jours. et les restrictions continuent... La recherche du risque zéro est de l'acharnement maléfique. A quoi servent les vaccins si ce n'est pas de permettre de déconfiner? Il faut vacciner plus. Ce confinement qui se prolonge c'est un échec de la politique de vaccination, toujours aussi lente...

  • Posté par Smyers Jean-pierre, samedi 27 février 2021, 16:18

    L'acharnement à pondre le commentaire le plus benêt, M. Bauduin, force l'admiration! On pourrait vous dire que le chiffre des décès s'accroît une à deux semaines après l'accroissement des admissions à l'hôpital, mais à quoi bon. Sourd un jour, sourd toujours.

  • Posté par Dulieu Christian, vendredi 26 février 2021, 21:29

    GLB du vent rien que du vent

  • Posté par M. G., vendredi 26 février 2021, 21:19

    Aucune larme de ma part pour les étudiants ! Ils l'ont bien cherché, avec leur non respect des distances, du port du masque, tout cela pour se réunir et picoler .... Par contre, content que les autres métiers de contact puissent reprendre, de tout façon j'avais déjà mon rdv pour deux tatouages lundi, c'était cela ou la faillite ... Déçu pour l'horeca, vraiment déçu pour tout ce secteur qui est quasi à l'arrêt depuis 1 an. Déçu pour mon secteur aussi, évidemment, la culture ... On ne doit s'en prendre qu'à ces centaines de personnes qui n'ont plus rien respecté depuis plus d'une semaine, le politique, incapable de mettre en place une politique de vaccination cohérente et rapide, sans compter le manque de contrôles et de sanction envers les employeurs qui forcent à venir travailler sur place. Bref, pas un secteur à pointer du doigt, mais bien le cumul de plusieurs mauvais comportements. Le mari d'une collègue, employé en tant que docteur en biologie dans un grand hôpital de la capitale, nous expliquait également à quel point les écoles, contrairement à ce que proclame le secteur politique, sont des foyers de propagation du coronavirus ....

  • Posté par M. G., samedi 27 février 2021, 6:36

    Druide David : le vieux schnok il te foutrait un pain dans la tronche s'il t'avait en face de lui, morbaque ...

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