Bruxelles: «38 interpellations» en marge de l’occupation de l’ancien hospice Pacheco

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La police de la zone Polbru est intervenue en début de soirée en vue de déloger un collectif d’une cinquantaine de squatteurs qui s’était introduit plus tôt dans l’après-midi au sein de l’ancien home Pacheco, priorité historique du CPAS de Bruxelles située en plein centre-ville. La campagne « Réquisition solidaire », qui fédère plusieurs collectifs de squatteurs et de militants pour le droit au logement – et qui a mené plusieurs opérations de ce type au cours de ces dernières semaines – avait communiqué plus tôt dans la journée afin de revendiquer cette occupation politique.

Une occupation répondant à l’urgence sociale

« L’ancien hospice est un bâtiment particulièrement emblématique du manque de pro activité – voire de la mauvaise volonté – des pouvoirs publics » avait dénoncé la plateforme par voie de communiqué. « Vide (et gardienné) depuis quatre ans, une occupation temporaire serait actuellement envisagée par le CPAS mais avec des opérateurs privés et sans espace de logement. La campagne de réquisitions solidaires et la voix des sans-papiers se réjouissent donc de proposer plutôt une occupation répondant à l’urgence sociale, adaptée au bâtiment et sans aucune finalité lucrative. » Selon la plateforme, l’objectif du coup de force ainsi mené visait à loger temporairement des membres du collectif La Voix des Sans-Papiers, qui occupe de manière précaire plusieurs bâtiments bruxellois depuis plusieurs années.

« S’ils viennent avec un projet, alors la porte est ouverte pour en parler »

Une initiative visiblement peu au goût du CPAS et de son président, le socialiste Khalid Zian. « On a appris vers 17h40 qu’un collectif était entré dans l’institut Pacheco sans autorisation. On a reçu un mail de leur part pour nous informer du fait qu’ils demandaient une autorisation d’occupation temporaire », nous fait savoir sa porte-parole. « On a été mis devant le fait accompli, de manière un peu surprenante car on a toujours dit qu’on était ouverts à des conventions d’occupation. S’ils viennent avec un projet, alors la porte est ouverte pour en parler. »

Rapidement, la police s’en est en tout cas mêlée. « Vers 18h on nous a signalé la présence de personnes dans le bâtiment. A la demande du CPAS, nous sommes intervenus », indique Ilse van de Keer, porte-parole de la zone de police. « Nous avons interpellé 38 personnes qui pourront disposer après identification. »

Sur le coup de 21h, les personnes interpellées ont progressivement commencé à être libérées, nous indique une porte-parole de la plateforme.

 
 
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