Elio Di Rupo sur une troisième vague: «Si c’est le cas, malheureusement ça va être terrible»

Le ministre-président wallon, Elio Di Rupo (PS).
Le ministre-président wallon, Elio Di Rupo (PS). - Photo News

Elio Di Rupo était invité sur le plateau du JT de RTL-TVi ce samedi soir. Le ministre-président wallon est revenu sur le Comité de concertation écourté de vendredi. Il a justifié ce quasi statu quo décidé par les entités fédérées du pays.

Pour rappel, les différents gouvernements du pays ont décidé de ne pas assouplir les mesures en vigueur vu la situation épidémiologique des derniers jours. A une exception près toutefois : le couvre-feu en Wallonie sera aligné sur ce que prévoit l’arrêté ministériel, c’est-à-dire qu’il s’appliquera de 24h à 5h. A Bruxelles, il restera en revanche d’application de manière inchangée, c’est-à-dire de 22h à 6h.

Elio Di Rupo est revenu sur cette modification du couvre-feu : « J’eus préféré que tout le monde adopte la même attitude, mais vous avez vu que depuis le début la Flandre a un couvre-feu qui commence à minuit, là où nous avions un couvre-feu qui commençait à 22h. Nous devions décider parce que l’arrêté qu’ont pris les cinq gouverneurs s’arrêtait demain. Demain, c’est la fin du couvre-feu à 22h. On va se mettre au même diapason que la Flandre », a-t-il expliqué.

Le Socialiste dit comprendre l’attitude de Bruxelles : « J’aurais peut-être fait la même chose. Bruxelles a une densité de population plus importante, donc je peux comprendre. C’est la logique de l’Etat fédéral belge : chaque région a sa propre responsabilité. »

Egalement interrogé à propos d’une éventuelle bulle à l’extérieur, M. Di Rupo a clarifié : « Tout cela est prévu. Nous avions déjà réfléchi à ouvrir, notamment avec une bulle extérieure plus importante, à permettre aux étudiants qui sont dans les hautes écoles de rentrer, à raison de 20 % du nombre d’étudiants  à faire en sorte que dans l’enseignement secondaire on puisse rentrer vers le 15 mars pour la 3eme et la 4eme. »

Vers une troisième vague ?

Quant à savoir si nous nous dirigeons vers une troisième vague, Elio Di Rupo préfère être clair : « Si c’est le cas, malheureusement ça va être terrible. Si en revanche, c’est une fausse alerte, que ce nombre va pouvoir se stabiliser, ou peut-être descendre, alors nous reprendrons notre bâton de pèlerin vendredi prochain en ouvrant des perspectives. » Et d’ajouter : « J’espère que nous ne serons pas dans ce cas-là. Attendons, ayons un peu de patience. Nous allons observer attentivement les chiffres durant une semaine en espérant que nous ne sommes pas dans la troisième vague et alors on pourra avec sérénité ouvrir », détaille-t-il. « On ouvrira par vague : il y aura une vague au mois de mars, une au mois d’avril, et peut-être une au mois de mai ».

Vaccination

Le ministre-président wallon est également revenu sur les problèmes liés à la campagne de vaccination belge : « Ce qu’il s’est produit, ce sont des problèmes informatiques. Je ne les excuse pas, mais dans tout système nouveau et précipité, il y a toujours des difficultés ». Selon Elio Di Rupo, « Tout va se rétablir ».

 
 
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