Bruxelles: les chauffeurs Uber ne pourront plus utiliser leur smartphone

Les autorités bruxelloises vont sévir les chauffeurs Uber qui utiliseront leur smartphone.
Les autorités bruxelloises vont sévir les chauffeurs Uber qui utiliseront leur smartphone. - Photo News

L’administration bruxelloise a décidé d’interdire aux chauffeurs du service de transport Uber d’utiliser leur smartphone pour accepter des commandes de courses, rapporte lundi La Libre Belgique.

Les autorités bruxelloises vont sévir dès lundi a confirmé au quotidien le cabinet du ministre-président Rudi Vervoort. «Nous ne visons pas spécifiquement Uber, mais nous faisons en sorte que l’ordonnance et les arrêtés sur les LVC (location de voitures avec chauffeur) soient respectés», explique le cabinet.

«Or celle-ci stipule que les contrats de réservation doivent être au moins de trois heures et que les commandes de courses via le système de géolocalisation d’un téléphone portable sont interdites. Les chauffeurs qui seront en infraction recevront un avertissement après le premier contrôle. Ils seront sanctionnés par la suite», détaille encore le cabinet.

En cas de non-respect de la réglementation, le contrevenant s’expose à la saisie du véhicule, à des poursuites pénales et à une sanction administrative de suspension temporaire, voire de retrait définitif de son autorisation d’exploiter un service de location de voitures avec chauffeur.

« Incompréhensible»

«Le fait que le gouvernement prenne des mesures contre 2.000 chauffeurs sur la base d’une réglementation en cours d’examen par la Cour constitutionnelle est incompréhensible», a réagi un responsable d’Uber en Belgique.

Pour le député cdH Christophe De Beukelaer, cette interdiction équivaut à «demander à un cuisinier de ne plus utiliser de casseroles», s’indigne-t-il. Son parti demandera au ministre-président de s’expliquer au parlement cette semaine.

Interrogé sur La Première (RTBF), Rudi Vervoort a rappelé que le problème était l’usage du téléphone en course, prendre des courses au fur et à mesure. Uber s’est servi du système des limousines pour contourner certaines règles, il doit donc respecter ce système. Le chef du gouvernement bruxellois souligne aussi le fait qu’Uber ne recourt pas à des contrats d’emploi.

«C’est le système lui-même qui est condamnable. La question, c’est de savoir quel avenir l’on veut donner au transport de personnes à Bruxelles. La concurrence mise en place par Uber n’est pas tenable sur le long terme», selon le dirigeant socialiste, qui appelle à envisager des alternatives.

 
 
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