La Belgique peu attrayante pour y implanter des centres de données

Le développement de nouvelles technologies comme la 5G et les voitures autonomes, et le recours de plus en plus important au télétravail devront s'accompagner de la construction de davantage de data centers en Belgique, estime Arcadis.

"La lenteur de la politique de permis s'avère être un des obstacles à la construction de grands data centers dans notre pays aujourd'hui", pointe Peter Toulet, Data Center Expert chez Arcadis Belgique.

Le bureau de consultance estime que notre pays devrait plutôt miser sur des "edge data centers". "Proches de l'utilisateur, ces data centers locaux plus petits sont reliés aux grands data centers de Londres, Amsterdam ou Francfort, par exemple, et améliorent la connectivité et la vitesse de transfert des données. Le délai plus court entre la conception et la mise en service d'un tel data center de moindre taille est également plus intéressant pour les investisseurs et les entreprises technologiques."

"La Belgique n'a pas de connexion directe par fibre optique avec les États-Unis, où se trouvent les grandes entreprises technologiques. C'est en revanche le cas des Pays-Bas, et la région autour d'Amsterdam est un point névralgique pour les data centers. Nos voisins arrivent cependant à saturation, car la pression de tous ces data centers sur le réseau électrique néerlandais est énorme. Dans les années à venir, les regards se tourneront inévitablement vers notre pays afin d'y construire des data centers, plus petits", prédit Kristof Peperstraete, CEO d'Arcadis Belgique.

La chaleur dégagée par les serveurs de ces centres de données informatiques pourrait en outre être récupérée comme source de chauffage, et, selon M. Toulet, les edge data centers peuvent contribuer à la stabilisation du réseau électrique.

 
 
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