GSK affirme que la décision de délocaliser certains départements n'a pas été prise

La directrice "communication externe" de GSK, Élisabeth Van Damme, précise que la délocalisation de la production de l'antigène de l'hépatite B de Wavre vers Singapour ou de l'animalerie de Rixensart vers Sienne en Italie, évoquée par la FGTB, n'en est pour l'instant qu'au stade de l'étude de faisabilité. Ce qui traduit une intention mais actuellement, aucune décision n'a été prise et quand ce sera éventuellement le cas, ces mouvements ne se concrétiseront pas avant 2025.

"La Belgique reste extrêmement importante pour GSK, nous y avons investi 600 millions d'euros ces dernières années: la R&D continue sur notre site historique de Rixensart, et à Wavre, nous avons le plus grand site de production de vaccins au monde. Cela ne changera pas. Ce qui évolue, c'est notre entreprise: si certaines activités s'en vont ailleurs, d'autres peuvent arriver, notamment la production de futurs vaccins contre un virus respiratoire ou contre la méningite, ou la production d'un adjuvant particulier. On a également annoncé il y a un mois notre collaboration avec CureVac sur le site de Wavre. Nos sites sont grands, les mouvements peuvent se produire dans les deux sens", indique Elisabeth Van Damme.

Côté FGTB, on affirme que d'expérience, lorsque des études de faisabilité sont entreprises, il n'y a plus guère de possibilités d'un retour en arrière. Et on craint dès lors pour l'emploi sur les sites de Wavre et Rixensart, alors que la restructuration de 2020 n'est pas encore finalisée. "La direction dit qu'il y a des investissements prévus, nous sommes dubitatifs. Nous verrons ce qui va ressortir des discussions mais de notre côté, nous sommes déterminés à ne pas nous laisser faire", affirme Ludovic Calonne, le délégué principal FGTB pour les cadres et employés.

 
 
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