Le portier du Standard Arnaud Bodart avant le quart de finale de Coupe de Belgique: «À Bruges, ils parlent et s’engueulent...»

Bodart: «Parlons!».
Bodart: «Parlons!». - BELGA

«  On se retrouve dans une situation qu’on a déjà connue cette saison », dit-il. « Peut-être n’a-t-on pas suffisamment appris de nos erreurs. Il faut repartir de l’avant, de manière positive, parce que le négatif appelle le négatif. On ne reviendra de toute façon pas en arrière… »

C’est devant lui qu’Arnaud Bodart veut regarder, avec ce quart de finale avant lequel, dit-il, « on a tous un travail à faire sur nous-mêmes ». Explications : « C’est difficile à faire depuis mon but, mais j’ai l’impression d’être un des seuls à repositionner mes équipiers, les encourager, donner de la voix. Si deux ou trois autres pouvaient suivre, cela ferait du bien. Je me souviens du match perdu à Bruges à la fin du mois de janvier. Sur le terrain, les joueurs flandriens parlaient constamment et s’engueulaient même parfois, pour la bonne cause. C’est ce point-là qu’on doit travailler. Quand tout tourne, vous nous entendez. Mais dès qu’un joueur se sent moins bien, il se dit sans doute qu’il n’est pas à même de parler. Si, au contraire ! Dans le noyau, on compte sur tout le monde. Le fait de s’encourager, de s’entraider, ça va permettre de ramener la confiance… »

Si, malgré leur vécu, des éléments comme Laifis et Cimirot n’ont jamais été de grands bavards, Joao Klauss affiche, lui, la bonne attitude. « C’est vraiment, à l’heure actuelle, le leader sur le terrain, celui qui montre la voie alors qu’il devrait être encore en période d’adaptation », confie Bodart. « Dans mon but, j’ai cette frustration de ne pas toujours pouvoir le faire. À partir d’aujourd’hui, tout le monde au Standard doit parler, comme ils le font tous à Bruges… »

Et le gardien liégeois de rebondir sur la sortie de Mbaye Leye qui, après le match d’Anderlecht, s’était plaint du « matériel » dont il disposait. « On le connaît, c’est quelqu’un d’assez direct qui sait où il veut aller. Il a voulu secouer le cocotier, en disant qu’après un bilan de 12 sur 12, il était temps de se réveiller. Pourquoi est-on capable d’enchaîner des victoires, d’afficher un bon niveau puis de se contenter de moins ? J’ai toujours connu ça au Standard. Ainsi, quand on peut faire comme à Zulte Waregem l’opération du week-end, on cale. C’est qu’il y a quelque chose de plus profond à régler pour mettre un terme à ces hauts et ces bas… »

 
 
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