Uber: Rudi Vervoort s’engage à avancer rapidement sur la réforme

Uber: Rudi Vervoort s’engage à avancer rapidement sur la réforme

Ce matin, le Ministre-Président Rudi Vervoort a évoqué le dossier Uber avec le gouvernement bruxellois. Il s’est engagé à l’issue des discussions sur la nécessité d’avancer rapidement sur la réforme du secteur taxis et LVC (« chauffeurs limousine »). L’objectif étant d’avoir un projet d’ordonnance avant l’été.

Rudi Vervoort reste malgré tout sur sa ligne en ce qui concerne les contrôles de Bruxelles Mobilité, les contrôleurs de l’administration ayant reçu pour instruction de veiller au bon respect de l’ordonnance.

Le ministre-président bruxellois a assuré « que le premier but des contrôles est de rappeler les règles et non de mettre à genoux un secteur déjà fragilisé par un business modèle condamné par la Cour d’appel. »

Depuis lundi, la Région bruxelloise veut vérifier strictement l’application de son arrêté de 1995 qui interdit aux chauffeurs « limousine » (VTC ou LVC) de prendre des courses à la volée via leur GSM (ou tout autre appareil de télécommunication) et sanctionner les contrevenants. Ce faisant, les services de la plateforme Uber ou de Heetch deviennent impossibles, ce qui provoque l’incompréhension des plus de 1.000 travailleurs qui ont investi par exemple pour l’achat d’une limousine dans cette activité.

La majorité bruxelloise apparaissait divisée lundi au sujet de l’interdiction d’usage des smartphones par les chauffeurs Uber. Le ministre Sven Gatz (Open Vld) a ainsi clairement dénoncé la mesure.

« Plutôt que de vouloir maintenir des règles archaïques de 1995, nous ferions mieux d’attendre la décision de la Cour constitutionnelle concernant le secteur des taxis et Uber, comme le demande explicitement la Cour d’appel de Bruxelles », a-t-il réagi sur Twitter.

Le secrétaire d’Etat Pascal Smet (sp.a) a lui aussi dénoncé la position bruxelloise. « Interdire les smartphones et les technologies intelligents en 2021 est insensé. Nous devrions attendre l’arrêt de la Cour constitutionnelle et travailler entre-temps à une nouvelle proposition », a renchéri, toujours sur Twitter, l’ancien ministre bruxellois de la Mobilité.

Manifestation à Bruxelles

Environ 800 véhicules Uber et 120 taxis ont manifesté durant la matinée de jeudi dans le centre de Bruxelles, ce qui a généré d’importants embarras de circulation, a indiqué la porte-parole de la police de Bruxelles-Ixelles Ilse Van de keere.

Le nerf de la guerre : la décision du gouvernement bruxellois d’appliquer strictement à compter de ce lundi l’ordonnance bruxelloise de 1995 sur les services de taxis et les sociétés de location de voiture avec chauffeur. Celle-ci stipule que les sociétés de LVC, et donc les chauffeurs Uber qui circulent sous ce statut, ne peuvent pas se servir d’appareils de radiocommunication, en ce inclus les GSM, pour recevoir des commandes de courses en direct, car cet outil est réservé aux seuls taxis.

Les chauffeurs Uber se sont rassemblés pour protester à compter de 09h30 sur le boulevard Pacheco, qui a été fermé à la circulation, puis se sont rendus devant le cabinet du ministre-président du gouvernement bruxellois Rudi Vervoort sur le boulevard du Régent. Ce déplacement a causé des ralentissements sur la petite ceinture. De plus, les tunnels Tervueren, Cinquantenaire et Loi ont été fermés en raison d’une manifestation.

Les taxis, eux, se sont rassemblés devant le parlement bruxellois pour encourager Rudi Vervoort à maintenir fermement sa position. La circulation a été quelque peu perturbée rue du Lombard, où les taxis s’étaient garés sur deux files. Deux voies restaient libres. La place Saint-Jean et la rue Dusquenoy ont été fermées dans les deux sens de circulation pendant une à deux heures.

 
 
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