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Belges en Syrie: la Belgique se prononce pour le rapatriement des mères «au cas par cas»

Devant la recrudescence des violences dans les camps du nord-est de la Syrie, le gouvernement ouvre la porte à un rapatriement de certaines mères avec leurs enfants de moins de 12 ans.

Journaliste au service Société Temps de lecture: 3 min

C’est un tournant dans la politique belge concernant les familles de djihadistes en Syrie. Le gouvernement Vivaldi ouvre la porte à un rapatriement des mères – dans certains cas – et de leurs enfants de moins de 12 ans. Jusqu’alors, la Belgique ne rapatriait que les enfants de moins de 10 ans, ou des plus âgés au cas par cas, toutefois le retour des mères n’était jamais envisagé.

Le Conseil national de sécurité (CNS) s’est réuni mercredi et a ouvert la porte au rapatriement « au cas par cas » des mères belges détenues en Syrie, a annoncé jeudi à la Chambre Alexander De Croo.

Le Premier ministre était interrogé par Koen Metsu (N-VA) et Georges Dallemagne (CDH) à ce sujet. Deux députés de l’opposition qui faisaient partie de la délégation belge, emmenée par l’association de victimes du terrorisme V-Europe, ayant visité les camps Al-Hol et Roj en décembre dernier. Le député humaniste a rappelé ce qu’il a pu constater sur place : « Le camp de Al-Hol est devenu la nouvelle capitale de l’Etat islamique. C’est un chaudron extrêmement dangereux, tant pour la population locale que pour notre propre sécurité. »

Les autorités kurdes qui gardent ce camp de 63.000 personnes en ont perdu le contrôle. Entre deux et six femmes belges et leurs enfants sont détenus là. Onze autres femmes et une vingtaine de mineurs belges sont situés dans le camp plus petit de Roj, près de la frontière irakienne.

« Nous devons soutenir les autorités kurdes pour juger les terroristes de l’EI là-bas », ajoute Koen Metsu. « C’est là que les crimes ont été commis, c’est là que réside la charge de la preuve, c’est là qu’ils recevront une vraie punition. Les Kurdes sont prêts et attendent un signal de notre part. »

« Les terroristes de demain »

« La réalité est que la situation dans le camp (de Al-Hol) s’est gravement dégradée », a confirmé Alexander De Croo devant les députés. Une trentaine de meurtres y ont été commis depuis le début de l’année. Le Premier ministre a évoqué le risque de voir les enfants présents sur place devenir « les terroristes de demain ». « Nous ne pouvons pas le tolérer. On doit donc tout faire pour les faire sortir de là. Le CNS a confirmé hier la démarche de rapatriement des enfants, la limite d’âge étant fixée à 12 ans. »

« La situation des mères est aussi très préoccupante », a-t-il ajouté. Treize femmes, soit 9 condamnées et 4 faisant l’objet d’un mandat d’arrêt international, se trouvent sur place. « Le CNS a décidé que, pour les mères, la situation serait évaluée au cas par cas, le critère principal étant notre sécurité nationale. » « Si elles se sont distanciées de l’EI, elles pourront être rapatriées », a-t-il conclu, rappelant que l’intention restait de les voir jugées sur place.

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7 Commentaires

  • Posté par Vdrme Marc, vendredi 5 mars 2021, 7:50

    Et une fois ici ils vont être logés et recevoir une allocation et c'est nous qui allons payer cela

  • Posté par dams jean-marie, jeudi 4 mars 2021, 19:05

    Scandaleux ! Quel manque de respect pour toutes les victimes !! A vomir.

  • Posté par dams jean-marie, jeudi 4 mars 2021, 18:53

    Ce sont des terroristes !! aucune pitié .

  • Posté par Christian BOULET, jeudi 4 mars 2021, 17:52

    Difficile de faire croire que c'est une priorité dans le contexte actuel...

  • Posté par Christian BOULET, jeudi 4 mars 2021, 17:51

    Difficile de faire croire que c'est une priorité dans le contexte actuel...

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