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Gestion de la crise sanitaire: le gouvernement commet-il une «erreur de calcul»?

Alors que la crise du covid n’en finit plus, les politiques ont-ils démissionné face à des experts obnubilés par leurs courbes, sans égard pour le monde extérieur ? Olivier Servais (UCLouvain) et Alain Eraly (ULB) en débattent.

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Chef du service Forum Temps de lecture: 7 min

Vendredi dernier, la pression était énorme sur les épaules des membres du Comité de concertation, chargés de l’évaluation des mesures pour lutter contre la pandémie. Pression pour desserrer l’étreinte. Pour donner un signal d’espoir après l’annus horribilis que l’on vient de vivre. Bref, pour enfin entamer la phase d’atterrissage.

Mais on le sait, ce fut la douche froide. Report de toute décision à huitaine. Quelques heures plus tôt, de nouveaux chiffres de contaminations et d’admissions à l’hôpital étaient tombés… Mauvais. En hausse.

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54 Commentaires

  • Posté par BOERAEVE PHILIPPE, lundi 8 mars 2021, 11:33

    Merci, Monsieur Eraly, on ne peut en rien contester ce que vous affirmez ! Votre témoignage très intéressant est, hélas, coincé entre les affirmations rapides de M. Servais, anthropologue. Exemple M. Servais dit "La base de la gestion de crise et de la gestion de risques, c'est d'avoir des comités vraiment pluralistes en termes de regard sur la société" alors que le Dr Philippe Laurent (directeur retraité de Médecins sans Frontières Belgique) a dit avec fermeté sur "La Première" qu'en cas d'épidémie, "Il faut un QG". J'ai la faiblesse de croire que M. Laurent est plus expérimenté que M. Servais en matière d'épidémie. Pourquoi le Soir n'a-t-il jamais interrogé ce médecin qui fait pourtant figure de "sage" ? Le titre choisi par M. Bourton laisse déjà entendre par le lecteur qu'il y a une forte probabilité "d'erreur de calcul" de la part des décideurs... De manière générale, le Soir tombe dans la tendance "Un avis = un avis" : les avis opposés sont « plaqués » les uns à côté des autres sans en soupeser la pertinence. Dans « L’Echo » Etienne Klein a souligné le danger, comme le présentait déjà Nietzsche, « Que le goût du vrai disparaisse parce qu'il ne nous garantit plus assez de plaisir. »... (C. Weles)

  • Posté par Chalet Alain, vendredi 5 mars 2021, 17:32

    Servais le rêveur et Eraly le pragmatique. Mais heureusement que les scientifiques sont là, sinon ce serait vraiment du gros n'importe quoi.

  • Posté par Andre Georges-marc, vendredi 5 mars 2021, 16:18

    Excellentes analyses. L'une et l'autre sont intelligentes et aucune des deux ne contredit totalement l'autre. Voilà qui confirme ce que certains disent et répètent depuis des mois. Il ne faut jeter la pierre à personne, mais regretter amèrement la vision tronquée des politiques trop obnubilés par le souci de se protéger en ouvrant tout grand leur parapluie et trop influencé par des scientifiques dont le raisonnement était et reste limité à leur seule sphère de "compétence" (je place le mot compétence entre guillemets car rares sont ceux qui, de façon intelligente, ont placé leurs connaissances dans un contexte élargi). Les conséquences de tout cela sont déjà et seront encore davantage dramatiques dans le futur!

  • Posté par Vincent Mireille, vendredi 5 mars 2021, 15:24

    Lire Olivier Servais est toujours un soulagement: enfin de la rationalité et un peu d'air frais dans le débat!

  • Posté par Chalet Alain, vendredi 5 mars 2021, 17:34

    Servais rationnel ? franchement pas !

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