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La dictature du chiffre. Et de l’opinion…

C’est la part maudite du politique que d’assumer, dans la gestion de la Cité, la question de l’incertitude.

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Chef du service Forum Temps de lecture: 3 min

Les autorités de ce pays auraient-elles décidé de nous faire mourir en bonne santé ? On en viendrait à le croire à entendre de plus en plus de chercheurs en sciences humaines qui ne se privent d’affirmer que les effets secondaires toxiques des mesures prescrites pour enrayer la pandémie sont en train de prendre le pas sur leurs vertus prophylactiques : en termes de précarité et de santé mentale par exemple, singulièrement chez les jeunes.

Fondamentalement, ils reprochent aux politiques d’être obnubilés par les seuls taux de contamination et d’admission à l’hôpital que leur servent à jet continu des virologues préoccupés par le virus, et non par les humains, et des modélisateurs par leurs modèles, sans égard pour la société. Bref, de succomber au mythe de la calculabilité intégrale du monde, au « présentisme du chiffre ». De fait, une statistique, c’est du présent : ça n’ouvre aucune perspective d’avenir.

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19 Commentaires

  • Posté par lucas patrick, vendredi 5 mars 2021, 20:36

    Je recommence à lire/écouter les médias. Jusqu'il y a peu encore tout parole qui osait aller à l'encontre des "experts" était bannie du paysage médiatique: Souvenez-vous en que diable! Un bon journaliste est quelqu'un qui challenge son invité ou la personne interviewée, surtout quand il peut s'appuyer sur une argumentation de voix dissidentes dans le même corps professionnel que son invité, cela a péché! Enfin, il est temps, les médias "dominants/populaires" passent du beni-oui-oui au challenge, on sort de la propagande, de la pensée unique, on peut enfin écouter à la même table des pro et des contra, dans le respect de la parole de chacun. Si on parle de victimes de guerre comme Antoine, ma vision est que s'il y a eu la guerre c'est qu'elle a pu avoir pour origine un peuple drillée, formaté, soumis à une pensée très directive ... soumis à l'obéissance d'une forme de dictature (confinement ?) et prêt à répondre à un ordre de guerre. Pensez à ce que nous avons vécu cette année: délations, dénonciations, bagarres, interventions du pouvoir démesurées et violentes (là les médias ont réagit), ... il était temps de changer de cap.

  • Posté par Antoine André, vendredi 5 mars 2021, 14:01

    Les effets secondaires, la jeunesse volée, tout ça ne se met pas en chiffres, il est donc possible d'en faire ce qu'on veut et d'affirmer à tort et à travers que nous sommes en train de mourir en bonne santé. On dirait que c'est le leitmotiv des médias de suggérer sans fin que nous sommes en train de dépérir moralement et que c'est bien normal. Faire aussi peu de cas de la résilience et des capacités de l'être humain à dompter les séquelles de situations difficiles, c'est quasiment dire que les victimes de guerres, de tortures, de la faim, d'emprisonnement, sont automatiquement destinées à la dérive mentale!

  • Posté par Van Haesendonck Eric, samedi 6 mars 2021, 21:01

    Je suis d'accord avec vous que les humains ont une certaine résilience, mais celle-ci varie beaucoup d'un individu à l'autre, d'une situation à l'autre, d'un environnement à l'autre. Certaines personnes sont en train de dépérir moralement, pas tout le monde mais de plus en plus de gens. Certaines victimes sont destinées à la dérive mentale, d'autre pas. Le problème est de savoir combien.

  • Posté par Halleux JB, vendredi 5 mars 2021, 13:57

    Dans son ouvrage "La gouvernance par les nombres" A. Supiot, montre bien le glissement d'un espace public de débat vers une foire aux opinions, où la décrédibilisation de l'autre est plus nécessaire que la puissance de l'argumentaire. Le dialogue cédant sa place au prêche et la construction des idées s'effaçant devant un prêt à penser , au contenu peu élaboré et paresseux.

  • Posté par Vanhaelen Christine, samedi 6 mars 2021, 18:45

    Bien dit !

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