La Wallonie et le TEC s’unissent pour lutter contre le harcèlement sexiste

La Wallonie et le TEC s’unissent pour lutter contre le harcèlement sexiste

Parmi ces 95 % de femmes victimes de harcèlement sexiste, un tiers a subi des agressions ou du harcèlement physique. Pourtant, seulement 13 % des victimes ont déposé plainte. Ceci indique une tendance inquiétante à la banalisation de ces faits. Ce sexisme affecte les femmes. 93 % des Wallonnes se sont senties en colère et 71 % se sont senties blessées lors de leur agression. C’est pourquoi, la Ministre des Droits des femmes, le Ministre de la mobilité et Vincent Peremans se sont rendus à Namur, ce 5 mars, pour manifester leur envie de changement et lutter contre le harcèlement sexuel dans l’espace public.

« J’AGIS », la campagne lancée par les Ministres en partenariat avec le TEC

Cette campagne de sensibilisation s’intègre dans le plan d’égalité hommes-femmes du Gouvernement Wallon et dans le plan anti-harcèlement du TEC. Cette démarche s’inscrit également dans la dynamique de la Convention d’Istanbul, une Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence faite à l’égard des femmes et la violence domestique. Depuis la mise en place du confinement, les espaces publics sont moins fréquentés, ce qui favorise les comportements sexistes et les agressions. Cette campagne a pour objectif de lutter contre la banalisation des actes sexistes. Elle veut faire évoluer les mentalités et renforcer la conscientisation des Wallons en leur donnant des astuces pour agir lorsqu’ils font face à du harcèlement.

Le TEC met gratuitement ses bus et abribus à disposition

200 bus habillés avec les visuels de la campagne circuleront pendant un mois en Wallonie. « La campagne vise les faits de harcèlement dans les espaces publics et en ce compris les transports en commun. L’intention n’est pas de pointer du doigt les transports en commun, mais tous les espaces publics. Le TEC collabore car c’est une cause qu’il soutient. », explique Sandra Guily, l’attachée presse du Cabinet du Ministre Philippe Henry. De plus, les transports en commun et les abris-bus sont des lieux fréquentés avec beaucoup de visibilité. Les affiches « choc » placées sous les abris-bus devraient interpeller les citoyens. Des vidéos montrant en scène des situations de harcèlement ont également été publiées sur le site internet « JAGIS.BE » et sur le compte Youtube du TEC.

Sensibiliser les témoins pour diminuer le sexisme

« 8 personnes sur 10 assistent à des agressions ou à des comportements sexistes et n’interviennent pas. Le but n’est pas de faire culpabiliser qui que ce soit. Parfois, les témoins ne savent pas quoi faire. En les sensibilisant, on aide les victimes », conclu Sandra Guily.

 
 
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