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La chronique «Alternatives»: «Reconnaître un crime»

Emmanuel Macron a reconnu la responsabilité de la France dans l’assassinat de l’avocat algérien Ali Boumendjel en 1957. Les leçons de l’Histoire ont-elles pour autant été retenues ?

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Chroniqueur Temps de lecture: 4 min

C’était en 1957.

J’étais alors étudiant à la Sorbonne. Je prenais des notes que m’inspirait l’actualité. Ce jour-là, je relève l’information selon laquelle l’avocat algérien Ali Boumendjel, arrêté par des parachutistes français, se serait suicidé en se jetant par la fenêtre de l’immeuble dans lequel il était soumis à interrogatoire. Ali Boumendjel, précisons-le, faisait partie, au sein du mouvement nationaliste FLN auquel il s’était rallié, de la mouvance libérale bourgeoise de centre-droit. J’ajoutais, j’en ai retrouvé la trace : « En réalité, il a été torturé et a été ensuite liquidé ».

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6 Commentaires

  • Posté par Normand Philippe, mardi 9 mars 2021, 12:17

    j'aurais aimé une distinction entre - les gens qui luttent pour se libérer - ceux qui, par tous les moyens, veulent maintenir le statut quo, sans se poser de question à titre personnel, se réfugiant derrière les ordres

  • Posté par De Pauw Claude, mercredi 10 mars 2021, 11:57

    En effet ... voilà pourquoi il est regrettable de mettre sur le même pied «ni peuple coupable ni peuple innocent », les Algériens n’ont jamais demandé à être colonisés ! Ce besoin de ce vieux chroniqueur de vouloir toujours mettre le balancier au milieu (Algériens /Français ; extreme-droite/stalinien) est fatigant...

  • Posté par PRAGER Harold, mardi 9 mars 2021, 11:10

    Il est certes sidérant de voir comme il est difficile de s'extraire du mensonge auquel on a cru. C'est pourtant un trait de nos humanités : peu d'hommes sont capables de regarder en face les erreurs qu'ils ont commises, même lorsque les convictions qui les ont justifiées étaient le fait d'une manipulation exercée par d'autres hommes. Il est difficile d'avouer s'être laissé berné par une propagande criminelle, de devoir s'admettre complices inconscients de crimes injustifiables. Ce n'est pas forcément confortable de se rattacher aux mensonges qui vous ont guidés, mais pour certains le confort de certitudes constamment reconstruites est plus facile à vivre que l'inconfort du doute. Reste que quels que soient les enjeux, rien ne justifie la torture et l'élimination d'opposants, quels qu'ils soient, et bien peu se sont rebellés contre les ordres donnés. La peur est un maître exigeant. Le droit à la désobéissance est encore bien peu soutenu. Le devoir de désobéissance encore moins.

  • Posté par Kummert David, mardi 9 mars 2021, 14:05

    Très juste. Face à l'évidence de ses erreurs, voire de sa complicité dans le crime, l'homme a trop souvent tendance à privilégier la surenchère et l'obstination plutôt que de se remettre en question.

  • Posté par Normand Philippe, mardi 9 mars 2021, 12:14

    j'apprécie votre commentaire, qui prend de la hauteur, par rapport aux émotions

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