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Assassinat d’un homosexuel à Beveren: «Il y a les sourires de façade, mais l’homophobie est encore bien là»

L’assassinat d’un quadragénaire homosexuel, battu à mort à Beveren après avoir été piégé par le biais d’un site de rencontres, montre que l’homophobie reste bien présente. Elle l’est bien plus que ce qu’on peut imaginer, expliquent Chris Paulis et Hassan Jarfi.

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Temps de lecture: 4 min

L’assassinat de David P., 42 ans, un homosexuel dont le corps sans vie a été retrouvé dans un coin isolé d’un parc de Beveren samedi, a choqué l’ensemble du monde politique, qui a réagi en masse. Le quadragénaire aurait répondu à un rendez-vous par le biais d’un site de rencontres, et il aurait ainsi été piégé par trois jeunes qui l’ont battu à mort. Le Premier ministre, Alexander De Croo, s’est dit « profondément choqué », la ministre de l’Intérieur, Annelies Verlinden, a déclaré qu’il n’y a « pas de place pour la violence homophobe » et la secrétaire d’État à l’Égalité des genres et des chances, Sarah Schlitz, a promis que le gouvernement travaillerait à « davantage de prévention, de meilleures possibilités de signalement et un procès efficace. »

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26 Commentaires

  • Posté par Stevelinck Michèle , jeudi 11 mars 2021, 12:05

    Je pense que nous découvrons depuis mai '68 une grande liberté sexuelle liée à une société très individualiste et non des societescollectivistes comme elles existent ailleurs (Asie, Afrique, Russie, Amerique latine). Cet individualisme nous donne le droit detre nous-mêmes sans trop tenir compte de l'avis des autres dans notre vie privée. D'où l'émergence des minorités LGBTI. Cependant dans une société qui évolue toute vitesse, les peurs du changement crispent une partie de la population qui se réfugie dans d'anciennes valeurs religieuses (sexualite liée à la reproduction) ou anthropologiques ( obligation de virilité pour les garçons). Ce conservatisme, menacé par la modernité va se défendre et donc y répondre refusant les différences par la violence.

  • Posté par Deckers Björn, mardi 9 mars 2021, 22:32

    André Persenaire, et si vous retourniez vos propos dans l'autre sens pour comprendre votre méprise. Les homosexuels / LGBTQI pourraient à vous entendre, éprouver "indifférence, mépris, agacement, envie de ne pas fréquenter, envie de ne pas rencontrer" des hétérosexuels? Est-ce là une société enviable selon vous? Est-ce là un projet chrétien? Non n'est-ce pas. Il faut au contraire vouloir vivre ensemble avec tous les enfants de Dieu tel qu'il les a fait ;p)

  • Posté par Persenaire André, jeudi 18 mars 2021, 15:54

    répondS !

  • Posté par Persenaire André, jeudi 18 mars 2021, 15:53

    @ Deckers Björn : je retrouve avec retard ce post et y répond sans grand espoir de pouvoir poursuivre le dialogue.§ Je ne vois pas bien comment "retourn[er mes] propos dans l'autre sens pour comprendre [ma] méprise" mais passons.§ Il me semble que ce qui suit est une description objective de la réalité des grandes villes : Il existe des bars gays et l'entrée n'y est pas interdite aux couples hétéros mais si un couple hétéro, se tenant par la main, y entre par hasard, il suscitera un malaise. Il existe encore des cafés "normaux", fréquentés par des habitués (des clubs informels) et qui n'affichent pas "interdit aux gays" (ce serait illégal); si un couple gay, se tenant par la main, y entre par hasard, il suscitera là aussi un malaise. [fin de la description]§ Le parallélisme des situations et des réactions montre qu'il n'y a pas d'un coté des gays sympas, modernes, ouverts à la différence et d'autre part des hétéros hargneux, sclérosés, rejetant la différence mais que dans ces deux mini-communautés (les habitués du bar et du café), l'intrusion de l'étranger provoque le même malaise.§ Vous pourriez m'objecter qu'il y a des couples hétéros qui sont bien acceptés dans tel bar gay; sans (aucun) doute mais il s'agit là de couples assimilés, d'étrangers (de non-gays) qui ont perdu leur statut d'étrangers parce qu'ils ont créé des habitudes de fréquentation de la mini-communauté gay de CE bar. Et le même phénomène se produit (se produisait et se reproduira), mutais mutandis, pour les couples gays dans les cafés "normaux".§ Et si dans les deux communautés (gay et hétéro), l'étranger n'est accepté qu'après une espèce de stage, pourquoi faut-il protéger l'une de ces communautés par un arsenal législatif et et tenter subrepticement de diaboliser l'autre au nom du politiquement correct.§ Un autre parallèle: il y a 50 ans, étudiant, je fréquentais les cafés. Si un Polytech entrait dans un de mes cafés, il était accueilli par "Tiens, salut, QU'EST-CE QUE TU VIENS FAIRE ICI ?" mais la différence de faculté n'allait pas plus loin : sûr de son identité d'étudiant (identité de personne humaine pour le gay), il ne relevait pas la différence d'accueil, ne ressentait pas un sentiment d'exclusion parce que le "stage" dont je parle plus haut et qui permet de gommer les différences, s'était fait dans des guindailles antérieures..

  • Posté par Persenaire André, mardi 9 mars 2021, 21:00

    Afficher "Bienvenue aux chrétiens" à l'entrée des églises serait une maladresse : les non-chrétiens auraient le droit de se sentir rejetés par l’Église (qui généralement écrira "Bienvenue aux enfants de Dieu"). De même, "Gay-friendly" sera mal vécu par les hétérosexuels.

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