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Neuf pays européens dont la Belgique réclament un clap de fin pour la voiture thermique

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Photo News

Ils sont neuf pays et la Belgique en fait partie. Dans une lettre adressée à la Commission européenne et qu’a pu lire Le Soir, ils l’invitent à fixer une date pour une sortie progressive des véhicules thermiques et à durcir les normes d’émissions de CO2 des véhicules légers.

Le secteur du transport, rappellent les signataires, compte pour environ un quart des émissions de gaz à effet de serre de l’Union européenne, et ces émissions ne cessent d’augmenter. Si l’Union veut effectivement parvenir à réduire ses émissions de 55 % en 2030 par rapport à 1990 et prendre le chemin de la neutralité carbone en 2050, elle doit s’attaquer sérieusement aux émissions du transport (parmi lesquelles celles du transport routier pèsent 70 %) et viser une mobilité « zéro émission ».

Il faut donc rapidement donner un signal clair tant aux constructeurs qu’aux gestionnaires de flotte et aux consommateurs, insistent-ils. D’où l’idée de fixer une date à partir de laquelle il sera interdit de vendre de nouveaux véhicules à essence et au diesel sur le territoire de l’Union. Et, en attendant cette date de sortie du thermique, les neuf pays demandent à la Commission de renforcer les normes actuelles d’émissions de CO2 des véhicules légers et d’inciter davantage les constructeurs à produire des véhicules « zéro émission ». Il faut enfin « accélérer le développement des infrastructures nécessaires aux véhicules électriques, telles que des bornes de recharge », disent-ils.

Booster les investissements, baisser les prix

Autriche, Danemark, Irlande Grèce, Lettonie, Luxembourg, Malte et Pays-Bas signent la lettre. De même que la Belgique par la voix de la ministre fédérale de l’Energie Tinne Van der Straeten (Groen) et du Vice-Premier ministre et ministre de la Mobilité, Georges Gilkinet (Ecolo). Une date de fin claire boosterait les investissements en recherche en matière de propulsions alternatives, comme l’électrique ou l’hydrogène et cela stimulerait la concurrence entre constructeurs, « diminuant l’impact environnemental de ces véhicules, poussant le prix d’achat vers le bas et levant ainsi un obstacle majeur dans la percée de tels véhicules », pensent les deux ministres.

Les pays qui s’adressent à la Commission ne plaident pas eux-mêmes pour une date précise. On sait que certains pays ont déjà plaidé pour 2035 : « C’est à la Commission de prévoir cela dans le cadre de la préparation du paquet mesures permettant d’atteindre l’objectif de -55 % », dit le porte-parolede la ministre de l’Energie.

Certes, aucun grand pays constructeur ne figure parmi les signataires, concède-t-on chez la ministre Groen. « Mais ce sont des marchés importants et des pays qui abritent une importante activité d’assemblage. C’est le cas de la Belgique ». On relève d’ailleurs avec satisfaction que certains constructeurs modifient leurs pratiques. Volvo, vient de décider de ne construire que des voitures électriques d’ici 2030. Quant à Volskwagen, elle a annoncé un doublement de la part de véhicules « full électriques » dans ses ventes européennes en 2030. Cette part passerait de 35 à 70 % a indiqué le groupe allemand.

 
 
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