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Le livre 4 étoiles de la semaine: quand Paris mourait pour des idées

20.000 Parisiens sont morts en 1871 dans l’insurrection de la Commune, leurs rêves de démocratie directe fusillés par la République. Mais leurs idées libertaires ont survécu. Jacques Tardi et Jean Vautrin nous le racontent.

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Chef du service Culture Temps de lecture: 4 min

A mort les accapareurs ! Jean Vautrin ressuscitait les espoirs de la Commune dans son roman, Le Cri du peuple , en 1998. La plume trempée dans l’encrier de Victor Hugo, d’Honoré de Balzac et d’Eugène Sue, l’écrivain faisait renaître l’épopée utopiste des Communards. Pour sortir de la crise politique et de la misère, au lendemain de la chute de l’empereur Napoléon III, ces rebelles parisiens avaient dressé des barricades, instauré la démocratie directe, défendu l’émancipation de la femme, la taxation du capital, la suppression de la peine de mort… Les Communards avaient foi dans la solidarité et le progrès de l’humanité. Le président fripouille de la IIIe République, Adolphe Thiers, les a bombardés, fusillés dans les jardins publics ou sur les quais de la Seine. Les survivants ont été achevés dans leurs lits.

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9 Commentaires

  • Posté par Le Maigat Damien, lundi 15 mars 2021, 19:34

    Surprenant article au militantisme radical dénué de toutes nuances. Car si les Versaillais représentaient un ordre conservateur et ont massacré sans mesure, les Communards n’étaient pas exactement des joyeux enfants de chœur. Ils ont eu leur lot d’exécutions, destructions et répression des opposants. Mais ceci est la parfaite illustration que l’époque est au noir et blanc et que chercher de la prise de distance et de la mise en perspective, même chez les journalistes, devient de plus en plus rare. L’avènement de la Commune au niveau national était-elle souhaitable ? Sans nier certaines idées généreuses, j’en doute. Il faut pour cela pratique l’uchronie, mais ça serait déjà passé par une guerre civile généralisée : rien de plus destructeur pour un pays. Le meilleur parallèle est surement la révolution russe où (comme souvent), les éléments les plus extrémistes ont pris le pouvoir. Désolé Mr Couvreur, mais sans cautionner les massacres versaillais, je préfère largement que la IIIème République ait stabilisé le pays et provoqué de réelles avancées plutôt qu’une Union Soviétique version française. Chef du service Culture, c’est bien, mais là, on parle Politique tout de même.

  • Posté par Le Maigat Damien, mercredi 17 mars 2021, 17:15

    Je vous rassure, ma sensibilité n’est pas si exacerbée. Pour être franc, je n’ai pas tout compris à votre dernier message, mais ne voyant pas vraiment l’intérêt de remettre une pièce dans le jukebox, je vais m’arrêter là.

  • Posté par Schmetz Viviane, mercredi 17 mars 2021, 11:00

    Vous estimez donc l'idéologie du libéral"isme" digne d'un état totalitaire ? Votre discours ressemble a s'y méprendre à celui de la droite du début du 20ème siècle à propos du socialisme naissant. Socialisme qui nous a tout de même apporté la Sécurité sociale et bien d'autres avancées citoyennes. Ce n'est pas de l'idéologie, c'est du concert. Effectivement nous ne tomberons pas d'accord, ce qui compte me semble-t-il c'est de débattre, sans dégâts collatéraux... si je vous ai blessé, je vous demande de m'en excuser... Bonne journée à vous...

  • Posté par Le Maigat Damien, mardi 16 mars 2021, 18:47

    Ce ne sont pas tant les avis divergents du mien qui me posent problème, ce sont surtout ceux issus d’idéologies radicales, et donc dogmatiques, ne voyant que ce qui les arrange, niant le reste : vous en êtes un fabuleux exemple. Vous utilisez une formule de rhétorique usuelle, aussi pratique que fallacieuse. Ne pas répondre formellement aux remarques gênantes ou incohérences pointées par votre contradicteur (ici, par exemple, les crimes commis par la Commune ; circulez, y’a rien à voir), mais se contenter de ‘contre-attaquer’. Ne pas expliquer, ne pas justifier, juste répéter les slogans. On rajoute là-dessus un beau petit amalgame qui consiste à mettre dans le même sac démocraties et dictatures, et le tour est joué. Les démocraties ont commis des crimes, c’est vrai, et je n’irai pas les en dédouaner. Pour autant, entre des pays comme la Belgique, les pays Bas, la France ou l’Angleterre, qui ont tous commis des crimes et les états totalitaires du 20ème siècle avec leur idéologie finissant en -isme et dont beaucoup ont pris la Commune comme leur matrice référentielle, mon choix est vite fait. Au final, on ne sortira pas du dialogue de sourds tellement nous sommes à l’opposé dans notre manière de fonctionner. J’ai un rejet profond et viscéral de toute forme d’idéologie, là où vous êtes une idéologue pur jus.

  • Posté par Schmetz Viviane, mardi 16 mars 2021, 13:59

    Eh oui, vous n'appréciez pas d'entendre un autre son cloche que celui que vous recherchez dans un journal "qui n'est pas 'a priori' (!) une feuille de chou militante"... Dois-je vous citer le nombre de "démocraties" qui ont "engendré des destructions impressionnantes, pratiqué les exécutions de masse et réprimé les voix discordantes" ? "C’est dur de sortir du cocon ouaté des certitudes" en effet.

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