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Coronavirus: la Belgique ne suspend pas l’utilisation du vaccin AstraZeneca

La Belgique suit l’avis du Conseil supérieur de la santé alors que la liste des pays suspendant l’injection du vaccin s’allonge.

Temps de lecture: 2 min

Le Conseil supérieur de la santé (CSS) a maintenu lundi sa décision de poursuivre la vaccination contre le Covid-19 avec le vaccin AstraZeneca en Belgique, selon une information de la RTBF confirmée à Belga par le cabinet du ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke. Le CSS reste aligné sur la position de l’Agence européenne des médicaments (EMA).

Le CSS s’était réuni en urgence en raison d’une demande du ministre Frank Vandenbroucke et du président de la taskforce vaccination, Dirk Ramaekers, précise la RTBF. La question portrait sur la poursuite ou la suspension provisoire des injections du vaccin AstraZeneca en Belgique. Le délai était fixé avant 13h00 lundi, explique le média public.

Les experts consultés estiment « qu’il n’y a pas de preuve d’une incidence augmentée de phénomène thromboembolique lié à l’administration du vaccin d’AstraZeneca » et « que le bénéfice de son emploi dépasse les risques éventuels », écrit la RTBF.

Les experts du CSS s’alignent donc sur la position de l’EMA, en faveur de la poursuite de la campagne, tout en précisant qu’ils suivraient l’agence européenne si elle devait changer d’avis.

Le CSS insiste également pour « mettre tout en œuvre pour éclaircir les doutes qui ont poussé certaines autorités à suspendre provisoirement l’administration de ce vaccin », poursuit la RTBF. Plusieurs pays européens, dont la France, l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Italie ont suspendu par précaution l’administration du vaccin AstraZeneca après le signalement de cas d’« incidents thromboemboliques » parmi les personnes vaccinées avec ce produit.

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43 Commentaires

  • Posté par Smyers Jean-pierre, mardi 16 mars 2021, 18:15

    Et ça caquète, et ça caquète...

  • Posté par MAKA ZOE, mardi 16 mars 2021, 7:27

    FVBD a franchi la limite de ce qui est éthiquement acceptable. Attraper un virus et en mourir, c'est un phénomène biologique naturel, quoi qu'on en dise. Inoculer un produit, c'est un acte. Si cet acte déclenche des coagulations pouvant aller jusqu'à la thrombose, et entrainer la mort du patient, ça s'appelle un MEURTRE. Aucune analyse couts/bénéfices ne peut servir à justifier un MEUTRE. Il est URGENTISSIME que le parlement demande la démission de ce fou furieux de FVDB qui aura juste réussi à transformer une crise sanitaire en crise sociale, à force de s'obstiner à gérer des questions humaines avec des modèles mathématiques et des calculs coûts/bénéfices basés sur on ne sait trop quoi.

  • Posté par Rambeaux Paul, mercredi 17 mars 2021, 20:43

    J'ajouterai encore ceci, même si probablement le message va se perdre dans les méandres du temps, emporté par le fil de l'actualité. Vous dites "Le dilemme de choisir (...) doit être laissé à chacun" : je vous signale que c'est exactement ce que vous déniez à FVDB. Votre post affirmait tout au contraire que c'était votre analyse la bonne, avec une violence qui est en totale opposition avec ce que vous affirmez ici... FVDB devait choisir pour la collectivité. Il l'a fait en son âme et conscience, avec un raisonnement utilitariste, et c'est le seul raisonnement qu'un dirigeant qui agit au nom du bien commun doit appliquer : c'est le choix qui cause le moins de douleur générale qui est le bon. Bien à vous si vous avez eu le courage jusqu'ici.

  • Posté par Rambeaux Paul, mercredi 17 mars 2021, 16:43

    Oui, je vais aller jusqu'ici, parce que au final, la conversation est intéressante. D'abord, il faut rappeler que, en l'état actuel des choses, on n'a aucune certitude que les thromboses (et décès éventuels) sont dues au vaccin; j'imagine que vous ne contesterez pas cela. C'est en cours d'enquête. Je peux vous concéder que dans l'exemple Fatman, c'est un meurtre. C'est d'ailleurs pour ça que mon exemple est différent : on ne sait pas si sur la voie de droite c'est un corps ou un sac : ceci reflète mieux la situation à laquelle les autorités sont confrontées actuellement, car rien ne prouve que les décès sont la conséquence du vaccin. Mais même si au final on a affaire à un meurtre, au sens premier du terme, on doit alors l'assimiler à de la légitime défense. En appliquant à la lettre votre déontologisme, on devrait accepter de mourir assassiné si la seule solution pour l'éviter est de tuer son agresseur. J'imagine que vous n'allez pas jusque là. Vous devez donc bien accepter une petite dose d'utilitarisme à un moment donné, ce qui rend caduque la position déontologiste pure, car elle cède à l'utilitarisme en dernier recours. Je préfère donc ma position d'utilitariste pur, car elle est plus cohérente : le meurtre en légitime défense de Fatman est le bon choix, parce que c'est celui qui cause le moins de douleur générale dans le monde. Bien sûr, si on veut compliquer les choses, c'est très facile. On met sur une des deux voies de chemin de fer des gens qu'on connaît, puis des gens qu'on aime. C'est d'ailleurs ce que font ceux avancent l'objection classique "Ouais, facile à dire et si c'était quelqu'un que vous connaissez, vous réfléchiriez autrement". Sauf que ce faisant, ils confondent la mission des autorités, qui sont sensées protéger le bien de tous, et le travail des individus en charge de cette autorité, qui en toute théorie doivent faire l'impasse sur leurs propres sentiments. L'autorité ne peut être passionnelle, sous peine d'être injuste.

  • Posté par MAKA ZOE, mercredi 17 mars 2021, 7:09

    M. Rambeaux : je ne sais pas si vous irez jusqu'à lire ceci mais je suis au moins d'accord sur un point : ne rien faire relève d'un choix. Pour le reste, je le suis beaucoup moins. Le dilemme de choisir entre pousser Fatman sur les voies (commettre un meurtre) et sauver 5 vies ou choisir de ne pas tuer (et du coup ne pas porter assistance aux 5 personnes ligotées) doit être laissé à chacun. Il n'en reste pas moins que pousser Fatman est un meurtre, même si on essaye de motiver le geste par le rationalisme du nombre de vie. C'est un dilemme, donc par définition, on peut palabrer longtemps...

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