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L’épidémiologiste Antoine Flahault: «Une enquête est nécessaire pour évaluer les risques d’AstraZeneca»

Pour l’épidémiologiste, les pays qui ont fait le choix de suspendre la vaccination dans l’attente de résultats approfondis ont eu raison de le faire. La pharmacovigilance, suivie ou non d’une enquête épidémiologique, permettra d’évaluer les risques et de rétablir la confiance.

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Journaliste au service Société Temps de lecture: 6 min

Directeur de l’Institut de santé globale et professeur à la faculté de médecine à Genève, l’épidémiologiste Antoine Flahault estime que l’apparition de cas de caillots sanguins observés sur des personnes vaccinées justifie qu’on suspende par précaution le vaccin d’AstraZeneca. Du moins pendant quelques jours, le temps de faire toute la lumière sur les risques thromboemboliques engendrés ou non par la vaccination. Et, le cas échéant, de mener ensuite une enquête épidémiologique approfondie.

Les différents pays qui suspendent l’administration du vaccin d’AstraZeneca ont-ils raison de le faire ?

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62 Commentaires

  • Posté par PLUYMACKERS Maurice, mercredi 17 mars 2021, 15:54

    AstraZena, continuer à l'utiliser est admettre que des pertes collatérales sont un mal nécessaire. Chaque individu est-il donc si négligeable séparément ? Les responsables, experts et politiques non encore vaccinés, le seront-ils avec ce vaccin pour le moins "douteux" ?

  • Posté par Marlier Jacques, mardi 16 mars 2021, 20:06

    Comme Antoine Flahault, je peux comprendre l'hypothèse d'une fréquence de thrombose de l'ordre d'une par million de personnes jeunes et en bonne santé. Dès lors, pourquoi pas effectivement suspendre quelques jours la vaccination! MAIS uniquement celle des jeunes! Laissez les gens plus âgés ou frappés de morbidités graves la possibilité de se faire vacciner afin de s'offrir la probabilité à 95% d'être protégés contre les formes graves de le maladie. On est libre de ne pas se faire vacciner. Pourquoi ne pourrait-on pas laisser la liberté aux personnes âgées ou malades de se faire vacciner MAINTENANT, à un moment où l'épidémie repart un peu partout en Europe?

  • Posté par Morgenthal Jean-Claude, mardi 16 mars 2021, 15:44

    Pendant que certains palabrent à n'en plus finir de choses qu'ils ne comprennent pas et bloquent la vaccination. Des milliers de gens meurent et la société s'enfonce un peu plus dans le marasme et la misère. C'est pitoyable d'égoisme et d'inhumanité.

  • Posté par Goussaert Filip, mardi 16 mars 2021, 12:15

    On ne le sait peut-être pas ou plus, vivre c'est dangereux. Par précaution, faut-il s'arrêter de le faire? Ne pas vacciner n'est-ce pas plus dangereux que vacciner?

  • Posté par Roland Douhard, mardi 16 mars 2021, 10:57

    A lire l'interview d'Antoine Flahault, on comprend qu'il ne s'agit pas de "panique", mais bien de prudence. La Belgique, membre de l'Union européenne, contrairement à la Suisse, au Canada et à l'Australie, tourne ainsi le dos à ce qui aurait pu être une coordination européenne cohérente. Parce qu'elle a été incapable de gérer avec efficacité la campagne de vaccination, comme celles des masques et des tests, elle a choisi une forme de fuite en avant, afin de voiler sa carence systémique et de rattraper son retard. Elle prend aussi le risque de rendre les citoyens belges davantage méfiants , non seulement à l'égard du vaccin d'AstraZenacca, qui cumule les problèmes, mais de la vaccination elle-même. Si l'OMS et l'AME suivent la prudence d'Antoine Flahault, le ministre de la Santé, Frank Vandenbouck, et le gouvernement dans son ensemble devront s'expliquer quant à une prise de risque inutile. A l'inverse, les nombreux Etats européens qui ont choisi le moratoire, en cas de feu vert des autorités scientifiques sanitaires, on pourra les gratifier d'une politique de pharmacovigilance transparente et exemplaire.

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