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Sophie Wilmès: «Nous devons absolument simplifier notre partage de compétences»

L’ancienne Première ministre a ouvert le bal des auditions des membres du gouvernement fédéral en place début 2020, lors de la première vague de la pandémie de covid.

Temps de lecture: 2 min

«Nous devons absolument simplifier notre partage de compétences, certainement pour les moments de crise», a plaidé Sophie Wilmès vendredi devant la commission spéciale Covid de la Chambre. «Et nous devons moderniser notre appareil d’Etat. Il y a trop d’intervenants et de structures qui ralentissent la réponse publique. Le partage des compétences scindant les soins préventifs et curatifs met à mal une vision intégrée des soins de santé.»

L’ancienne Première ministre a ouvert le bal des auditions des membres du gouvernement fédéral en place début 2020, lors de la première vague de la pandémie de covid.

Elle y a notamment pointé une structure étatique inefficace dans le contexte d’une gestion de crise. «La question des compétences a donné lieu à un certain nombre de discussions. Il existe de nombreux exemples», a-t-elle indiqué, évoquant la question des masques ou encore des vaccins «qui relèvent de la prévention lorsqu’ils ne sont pas obligatoires».

« Unité de commandement »

«Le travail quotidien avec les ministres-présidents a été cordial et constructif. Nous sommes toujours parvenus à dégager des accords», a-t-elle toutefois salué.

Mais, «c’est ma conviction personnelle, dans une perspective d’avenir, l’organisation et la répartition des pouvoirs en général et pendant une crise doivent être révisés. La question de l’unité de commandement pourrait de cette manière obtenir une réponse partielle.»

Sophie Wilmès a par ailleurs justifié la non-utilisation du plan pandémie préexistant. «Pour rappel, ce plan datant de plus de dix ans, avait pour vocation de faire face à la gestion d’une pandémie de grippe dans notre pays. Ce que nous avons connu va bien au-delà. L’utilité de ce plan préexistant était donc limitée et il était parfois même dépassé. (...) Le futur plan ne devra pas se concentrer sur une maladie particulière ou un public particulier mais devra aussi prévoir une situation plus étendue, complexe et étalée dans le temps et intégrer le choix qui sera fait ou non de rester dans la répartition actuelle des compétences en matière de santé», a-t-elle suggéré.

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5 Commentaires

  • Posté par Moriaux Raymond, vendredi 19 mars 2021, 14:49

    La réforme institutionnelle qui a éclaté la Santé entre Fédéral, Régions et Communautés, date de 1980. Le 8 août, exactement. Soit bientôt 41 ans ! Et celle qui a achevé le travail en émiettant encore un peu plus les choses entre francophones, de 2014. Soit, cette fois, il y a "à peine" 7 ans. Notamment en faisant de l'ONE (qui n'est pas une administration au sens où on l'entend généralement) l'organe compétent pour gérer la vaccination ... des enfants (seulement). Idem pour ce qui est de ... la surveillance des maladies transmissibles (eh oui), micronisée quant à elle entre Cocom et Région wallonne au départ, elle aussi, de la Communauté française, qui gérait les cas survenant tant à Bxls qu'en Wallonie. Ainsi en avaient décidé ... les 4 "grands partis francophones", dans un ensemble touchant et la foulée des transferts de l'Etat vers, initialement, les Communautés. C'était pour "plus de cohérence". Si si ...

  • Posté par Van Obberghen Paul, vendredi 19 mars 2021, 12:28

    On parle aujourd'hui d'une Belgique confédérale à 4 régions dans laquelle l'état fédéral n'aurait plus qu'une place symbolique, avec pour seules compétences les affaires étrangères, la défense et les finances (et encore, pas tout). L'éparpillement des compétences, c'est bien la tendance et on va aller encore plus loin. C'est du suicide. Organisé.

  • Posté par Steens Frédéric, vendredi 19 mars 2021, 12:08

    A force d'avoir voulu transférer les compétences à tout prix, on se retrouve devant une inefficacité crasse devant ce souci de santé publique qui échappe totalement aux subtilités maniaco-infantiles d'une circulaire Peeters. Honte sur ce monde politique qui nous a fait prendre des vessies pour des lanternes, mais il est vrai que prôner la séparation pour mieux régner est plus aisé que d'avoir comme priorité de faire perdurer ce fameux compromis à la sauce belge qui a assis notre réputation en termes d'ouverture d'esprit et de tolérance.

  • Posté par Nica Petre, vendredi 19 mars 2021, 11:23

    Quelle blague cette commission: où sont les responsabilités de ces gens qui sont largement payés car RESPONSABLES, où sont les condamnations pour des fautes répétées avec des nombreux morts à la clé ? Fautes sur les tests, fautes sur les masques, fautes sur les protections en milieux de contacts : et je ne parles pas du début de la crise mais du moment quand Mme de Block nous a rassurés que le gouvernement prend toutes les mesures nécessaires et possibles et que le personnel médical PLEURNICHE pour rien. Nous condamnons des terroristes pour quelques morts et combien seront condamnés les gouvernants pour de milliers de morts qui auraient pu être évités ? Qui va condamner des fautes répétées dans le temps et dans l"espace Belge ? La gestion des masques en est un exemple fort : plusieurs ministres s'y sont attelés mais avec les mêmes erreurs et même résultats au long de mois... Rien que cette période devrait démontrer que 9 ministres de santé est une INEPTIE qui perdure encore au moment de ces mots Pauvre Europe....

  • Posté par Jos Theys, vendredi 19 mars 2021, 15:59

    Il y a 1 ministre Fl et 1 ministre Fed. Les 7 autres et leurs 300 employés sont pour votre compte.

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