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Braine-le-Comte: un homme tue sa compagne et deux enfants avant de se suicider

Violent, Johnny était bien connu de la police locale. Sa compagne avait exigé qu’il quitte la maison familiale pour le 27 mars.

Journaliste au service Société Temps de lecture: 3 min

Sur le pas de la porte du numéro 7 de la rue du Calvaire, à Petit-Rœulx-les-Braine, dans l’entité de Braine-le-Comte, dans le Hainaut, un bouquet de fleurs et deux peluches. Un peu plus haut, pour bloquer l’accès à la maison en briques rouges, des scellés de la police. En ce vendredi, tout est calme dans cette paisible cité sociale. La veille, pourtant, un homme, Johnny, a tué sa compagne, leur petit garçon de 4 ans et une fillette de 8 ans que sa compagne avait eue d’un premier lit. Avant de mettre, lui-même, fin à ses jours.

Descendu sur place, le parquet de Mons confirme les faits mais ne peut en dire plus à la demande de la juge d’instruction chargée de l’affaire.

« Jeudi matin, tout était calme dans la maison »

Selon certains témoignages, les disputes étaient fréquentes au sein du couple qui était sur le point de se séparer. L’homme buvait et criait beaucoup, selon un voisin. « Etrangement, jeudi matin, tout était calme dans la maison », ajoute un autre habitant de la rue du Calvaire.

De sa première union, la mère de famille avait trois enfants : un fils aîné qui vit en IPPJ, deux filles de 15 et 8 ans. Elle avait le petit garçon de 4 ans avec son dernier compagnon. C’est l’adolescente de 15 ans qui a découvert le carnage en rentrant de l’école jeudi après-midi. Elle a immédiatement appelé les secours qui n’ont pu que constater l’ampleur du drame. Des voisins parlent de meurtres commis à l’aide d’un couteau, d’autres évoquent des strangulations suivies d’une pendaison.

Immédiatement après la découverte des corps, « un périmètre de sécurité a très été mis sur pied pour débuter l'enquête », commente le bourgmestre de la commune, Maxime Daye. « La juge d’instruction est descendue sur les lieux pour pouvoir réaliser les premiers devoirs d’enquête. Nous avons mis un local communal à disposition pour recueillir les familles. C’est un petit village donc tout le monde se connaît, c’est un drame pour tout le monde. »

Dans la cité pourtant, peu de voisins prétendent connaître Johnny et sa famille. « On se croisait et on se disait bonjour, sans plus », affirment les rares à oser s’exprimer. Jusqu’à ce qu’un autre couple, voisin proche des lieux du drame, n’en dise un peu plus.

« Johnny était maçon et sa femme ne travaillait pas », précisent-ils. « Il buvait beaucoup et criait beaucoup sur toute la famille, y compris les enfants. Madame passait beaucoup de temps sur les réseaux sociaux et ça le rendait très jaloux. Il suspectait qu’elle avait une liaison car elle fermait précipitamment l’ordinateur quand il approchait. Un jour, c’est allé plus loin et il l’a frappée. Ça a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Elle lui avait mis un ultimatum. Il devait quitter la maison le 27 mars. Il n’a pas dû le supporter... »

Le drame aurait-il pu être évité ? « Il buvait tellement et était tellement violent que la police était déjà venue une vingtaine de fois chez eux », ajoute le couple de témoins. « Il a été embarqué plusieurs fois au poste pour y passer la nuit. » Ce à quoi le bourgmestre rétorque que « la police a bien fait son boulot. » L’enquête le dira...

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9 Commentaires

  • Posté par Chalet Alain, vendredi 19 mars 2021, 19:26

    "Johnny, a tué sa compagne, leur petit garçon de 4 ans et une fillette de 8 ans que sa compagne avait eue d’un premier lit." C'est clair. Pour ceux qui n'ont pas compris, on peut ajouter que tuer une femme est un homicide et que tuer deux enfants est un double infanticide (ou homicide aussi). Mais ce n'est pas le vocabulaire qui compte, l'important est ce terrible drame familial.

  • Posté par Wauthier Philippe, vendredi 19 mars 2021, 21:00

    Les violences de genre représentent un plus gros problème qu'un "drame familial" et la société ne les prendra jamais au sérieux si la presse majoritaire francophone n'utilise pas le vocabulaire adapté pour en parler.

  • Posté par Raurif Michel, vendredi 19 mars 2021, 16:45

    Il faut excuser les journalistes du Soir ! La qualité de leur moquette, est , ces dernier de piètre qualité, Ceci explique cela !!!

  • Posté par Peharpré Virginie, vendredi 19 mars 2021, 16:19

    Hey Le Soir, vous avez mal écrit "féminicide" et "enfanticides". Un homme qui tue sa femme et ses enfants, ce n'est PAS un "drame familial". Merci.

  • Posté par Wauthier Philippe, vendredi 19 mars 2021, 16:37

    J'allais écrire pareil, merci.

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