Affaire Sudpresse-Nordpresse: une condamnation de Nordpresse confirmée en appel

Affaire Sudpresse-Nordpresse: une condamnation de Nordpresse confirmée en appel
Belga

Par un arrêt prononcé le mercredi 17 mars, la cour d’appel de Liège a confirmé le jugement du tribunal de l’entreprise de Liège et la condamnation du site Nordpresse.be dans le conflit qui l’oppose à la société Sudpresse. Nordpresse avait entamé une campagne de dénigrement visant à priver Sudpresse d’une partie des sources de ses revenus.

La section namuroise du tribunal de l’entreprise de Liège avait ordonné au site parodique Nordpresse, édité par la société Vincestonian et animé par Vincent Herregat, alias Vincent Flibustier, la cessation d’une infraction liée à une campagne de dénigrement de la S.A. Sudpresse. Nordpresse avait aussi été condamné à publier une copie du jugement sous peine d’astreinte de 10.000 euros par jour, avec un maximum de 150.000 euros.

Nordpresse avait appelé ses abonnés à se manifester auprès des annonceurs de Sudpresse, le média étant coupable à ses yeux de manquements réguliers à la déontologie journalistique. Le site parodique avait entrepris une «campagne de dénigrement» visant à «assécher les sources de revenus» de Sudpresse tant qu’elle ne modifierait pas sa ligne éditoriale.

La cour d’appel de Liège a confirmé la décision prononcée en première instance. Elle a aussi confirmé dans sa décision que Nordpresse a commis un acte contraire aux pratiques honnêtes du marché par lequel une entreprise porte atteinte ou peut porter atteinte aux intérêts professionnels d’une ou de plusieurs autres entreprises.

«Il s’agit de la troisième condamnation de Nordpresse en 14 mois par la justice dans le cadre de ses campagne de harcèlement, de haine ou de déni qu’il mène depuis plusieurs années à l’encontre de Sudpresse. La cour a constaté que les messages diffusés par Nordpresse ne sont ni exacts ni complets et qu’ils dépassent les limites autorisées par la liberté d’expression. La cour relève que l’incitation à boycotter les médias du groupe Sudpresse ne peut s’assimiler à une prétendue “démarche citoyenne” mais qu’elle tend à mettre en cause la viabilité économique d’un organe de presse et à interférer ainsi sur la ligne de conduite de sa rédaction, ce qui n’est pas acceptable dans une société démocratique», analyse Michel Royer, chef de l’information générale de Sudpresse.

 
 
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