Thomas Vermaelen, le retour du patriarche en sélection: «Il fallait accepter de rester au Japon»

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C’est le retour du patriarche. À 35 ans, Thomas Vermaelen est le doyen du noyau des Diables rouges même si en termes de sélections (78, 20e au classement), il est loin de son compère en défense, Jan Vertonghen (123). Seize mois après sa dernière apparition avec la vareuse nationale – 67 minutes lors de Russie – Belgique le 16 novembre 2019 (1-4) –, l’ancien joueur d’Arsenal et Barcelone espère convaincre en ce mois de mars 2020. Mais, si sa dernière sortie avec les Diables remonte à si longtemps, ce n’est en rien en raison d’un manque de confiance de Roberto Martinez à l’encontre de celui qui s’est exilé au Japon à l’été 2019. C’est parce qu’en pleine pandémie de Coronavirus, l’Anversois a tout simplement été empêché par les autorités japonaises de rejoindre le centre d’entraînement de Tubize. Que ce soit en septembre, octobre ou novembre 2020, la fin de non-recevoir était toujours la même.

La quatrième fois est donc la bonne pour le défenseur central. Il aura à cœur de démontrer lors des trois matches qualificatifs à venir qu’il n’a presque rien perdu de son niveau 18 mois après son départ en Asie où le rythme n’est tout de même pas comparable avec celui qui sévit dans les plus grands championnats européens. Si son corps accepte encore l’enchaînement des matchs.

Thomas Vermaelen, cela fait très longtemps que vous n’avez plus été présent chez les Diables rouges. Quel est votre état d’esprit ?

Je suis très heureux d’être de retour après une si longue absence. C’est toujours une fierté d’être là à mon âge dans cette équipe de haut niveau et d’avoir encore la confiance du sélectionneur.

Étiez-vous frustré de ne pas pouvoir être là lors des rassemblements de 2020 ?

C’était évidemment dommage mais ce serait exagéré de parler de frustration. J’ai tout mis en œuvre pour pouvoir venir mais tout le monde est au courant de ce que le monde vit aujourd’hui avec le Coronavirus. Il fallait accepter que je ne puisse pas être là. J’étais heureux de voir que les résultats de l’équipe étaient positifs.

L’épidémie est toujours présente aux quatre coins du monde et, cette fois-ci, vous êtes à Tubize. Qu’est-ce qui a changé ?

Il y a eu beaucoup de discussions entre mon club du Vissel Kobe et la Fédération belge. Les deux parties ont rapidement discuté en vue des rencontres de mars. Cela n’a pas toujours été facile mais une solution a été trouvée. Je suis reconnaissant envers mon club et je remercie la Fédération pour son travail.

La compétition vient de reprendre au Japon. Comment vous sentez-vous sur le plan physique ?

Bien. Je viens d’enchaîner deux matches en une semaine. Un peu avant, j’ai pu disputer trois rencontres en l’espace de six jours durant la Ligue des champions asiatique. Ce n’est évidemment pas le même niveau que la Premier League mais je peux vous dire que je suis testé sur le plan physique au Japon. Les joueurs sont très rapides et très agiles dans les petits espaces.

Pourriez-vous être prêt pour le match de mercredi soir contre le pays de Galles ?

Je ne sais pas encore. Je vais voir avec le coach et on va en parler. Je ne veux pas que le « jet lag » ou le voyage depuis le Japon soient des excuses. Je suis un joueur professionnel et je ne crois pas que cela va poser problème.

Une rencontre qui fait remonter un souvenir difficile, celui de l’Euro 2016…

C’est un très mauvais souvenir pour nous. Ce soir-là, on a vécu un choc. Cela nous a fait très mal. On a beaucoup grandi depuis ce match qui s’est déroulé il y a cinq. Cela fait tellement longtemps qu’on ne doit plus trop y penser. C’est très loin. Cela vaut pour les deux équipes qui ont beaucoup évolué depuis. Et si on a envie de parler de revanche, cela doit uniquement être dans le but de nous motiver pour prendre les trois points mercredi soir.

C’est le premier match qualificatif pour le Mondial 2022. Est-ce un objectif pour vous ?

Il est très difficile de parler de cela à mon âge. La Coupe du monde 2022, c’est trop loin pour y penser. Je regarde semaine après semaine et mois après mois. Je me sens comme le joueur que j’étais il y a encore un ou deux ans. Je me sens bien mais cela peut aller très vite en football. Mais, si je suis ici, c’est pour montrer que j’ai encore des ambitions avec l’équipe nationale et notamment une participation à l’Euro.

 
 
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