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Margrethe Vestager: «Il faut qu’aucun pays ne fasse marche arrière sur la taxation des géants du net»

La vice-présidente exécutive de la Commission, Margrethe Vestager, espère que l’UE restera soudée au moment où l’OCDE pourrait aboutir sur son projet de fiscalité du numérique.

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Journaliste au service Monde Temps de lecture: 4 min

La vice-présidente exécutive de la Commission européenne, Margrethe Vestager, en charge des questions de concurrence et numériques, a souvent fait les gros titres ces dernières années lorsqu’elle a ordonné aux pays de l’UE de récupérer des avantages fiscaux indus – des aides d’Etat illégales — à des grandes entreprises du numérique.

Elle défend en ce moment en appel sa décision d’ordonner à l’Irlande de récupérer 13 milliards d’euros auprès d’Apple, recalée par la justice européenne l’été dernier. Mais la Commission a toujours reconnu que son outil de concurrence n’était qu’une partie de la réponse face à la facilité avec laquelle certaines entreprises, dématérialisées, peuvent engranger de lourds profits sur des marchés en y payant peu, voire pas d’impôt.

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5 Commentaires

  • Posté par Naeije Robert, mercredi 24 mars 2021, 9:43

    "Because that is where the money is" disait Willie Sutton quand on lui demandait pourquoi il cambriolait les banques. L'UE se rend compte qu'il n'est plus possible de taxer davantage ses citoyens, et donc cherche à prélever ailleurs - plutôt que d'améliorer la gestion de ses ressources. Une taxation des géants du numérique n'est une bonne idée qu'en apparence. Ses relents populistes n'empêchent pas d'en percevoir les conséquences négatives à long terme, en termes d'emploi et en coûts des services dont bénéficient les citoyens européens.

  • Posté par D G, mercredi 24 mars 2021, 9:57

    Les coûts des services ? Facebook gagne moins de 25$ par citoyen européen et par an. Si les services actuellement "gratuits" devenaient payants, ça ne serait pas un coût énorme pour les membres. Il faudrait expliquer le rapport avec les emplois.

  • Posté par Naeije Robert, mercredi 24 mars 2021, 9:43

    "Because that is where the money is" disait Willie Sutton quand on lui demandait pourquoi il cambriolait les banques. L'UE se rend compte qu'il n'est plus possible de taxer davantage ses citoyens, et donc cherche à prélever ailleurs - plutôt que d'améliorer la gestion de ses ressources. Une taxation des géants du numérique n'est une bonne idée qu'en apparence. Ses relents populistes n'empêchent pas d'en percevoir les conséquences négatives à long terme, en termes d'emploi et en coûts des services dont bénéficient les citoyens européens.

  • Posté par S Jérôme, mercredi 24 mars 2021, 8:53

    L'Allemagne craindra trop pour son économie et les éventuelles hausses de tarifs douaniers appliquées à ses exportations vers les Etats-Unis et rien ne se fera au final…

  • Posté par G Jean Luc, mardi 23 mars 2021, 21:18

    Le problème, c'est qu'à l'heure actuelle, les gafa connaissent des choses sur les décideurs que ces derniers ne voudraient pas que ce soit divulgué. Il ne va leur être difficile de faire pression 'chantage'

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