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Certificat sanitaire européen: la Belgique a encore de nombreuses questions, selon Sophie Wilmès

Pour éviter toute discrimination envers les candidats au voyage qui n’ont pas pu ou voulu se faire vacciner, ce certificat paneuropéen accepterait aussi les tests négatifs ou une preuve de guérison pour garantir la présence d’anticorps.

Temps de lecture: 2 min

De nombreuses questions, comme le critère de guérison, doivent encore être tranchées pour faire aboutir le projet de la Commission européenne d’un certificat sanitaire européen d’ici fin juin, a affirmé mardi la ministre des Affaires européennes Sophie Wilmès, à l’issue d’une réunion avec ses homologues des Vingt-sept.

La Belgique soutient certes ce « certificat vert numérique » dans lequel elle voit un outil important pour en revenir à une Europe où la libre circulation prévaut.

Mais le pays reste « assez prudent sur ce dossier car de nombreuses questions scientifiques et éthiques doivent encore être tranchées, notamment en ce qui concerne le critère dit de guérison du certificat », a ajouté Mme Wilmès (MR).

Pour éviter toute discrimination envers les candidats au voyage qui n’ont pas pu ou voulu se faire vacciner contre la Covid-19, ce certificat paneuropéen accepterait aussi les tests négatifs ou une preuve de guérison suffisamment proche de la date du voyage pour garantir la présence d’anticorps. La Commission a proposé un délai maximal de 180 jours après la contamination.

Plusieurs pays de l’UE dont l’économie est fort dépendante des vacances d’été pressent pour avancer. Partisane de la libre circulation inscrite dans les traités, la Commission pousse également en ce sens. Elle a demandé au Conseil (Etats membres) et au Parlement européen d’examiner en urgence sa proposition.

« Je comprends l’envie de certains d’avancer vite, mais nous devons surtout nous assurer d’obtenir une réponse à toutes les préoccupations, également à celles liées au respect des libertés individuelles et à la protection de la vie privée », a commenté Mme Wilmès.

Interrogé à l’issue de la réunion européenne, le vice-président de la Commission Maros Sefcovic a répété le plaidoyer de l’UE pour avancer rapidement. Mais il a également souligné « l’énorme travail technique » en vue au niveau de l’UE et des Etats membres pour faire aboutir ce document numérique et le portail interopérable qui le soutiendra.

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2 Commentaires

  • Posté par Coulon Michel, mardi 23 mars 2021, 19:35

    De toute façon, à l'approche des vacances, des pays comme l'Espagne décideront seuls sans attendre l'avis des belges

  • Posté par Derweduez Michel, mardi 23 mars 2021, 19:05

    Petit pays, petits esprits ! Il est plus facile d'interdire ! Agissez plutôt que tergiversez !

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